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 "Tu parles d'une connerie"|| Marion

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Lucas
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Message(#) Sujet: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Mar 28 Nov - 16:15

"Tu parles d'une connerie"|

ft. Qui le veut

933 mots
dialogue en "je"
♪ Hold Me Down - Halsey

Mes démons m'implorent d'ouvrir ma bouche
Mécaniquement, j'ai besoin d'eux pour que les mots sortent
Ils me combattent, vigoureux et énervés, regarde-les se jeter sur moi
Me provoquer, léchant les flammes qu'ils apportent

J'ai vendu mon âme pour un trois-pièces
Et il m'a dit que j'étais une sainte
Il m'a mis à terre, sur les deux genoux
Mais c'est le diable qui essaye

Retiens-moi, retiens-moi
Fuis par la porte de derrière
Ne fais pas de bruit
Écrase-moi, écrase-moi
En disant que je veux plus, c'est ma raison de vivre

Retiens-moi, retiens-moi
Jette-moi dans les profondeurs marines, regarde-moi couler
Écrase-moi, écrase-moi
En disant que je veux plus, c'est ma raison de vivre

Égoïste, je prends ce que je veux et je dis que c'est à moi
Je suis impuissante, m'accrochant à un petit truc
Ils me pressent, en disant que je suis en retard
Ils me disent de me taire, en m’emmenant dans des endroits dangereux

Retiens-moi maintenant
Retiens-moi maintenant
Retiens-moi


Les hauts parleurs de ma chaîne hifi résonnent dans ma chambre, un joint entre mes lèvres se consument… La drogue n’est qu’un démon de plus que je dois combattre, mais en ai-je vraiment envie? A vrai dire c’est la seule chose qui me permette de vivre encore. La seule chose qui me rattache à cette vie si banale et si risible.
Je déteste tellement le monde dans lequel je vis… C’est donc facilement que je me cache derrière un écran… Tellement plus facile d’affronter le monde virtuel, que celui dans lequel nous vivons. No Game, No Life! Pensais-je! Existait-il un monde dans lequel je trouverai ma place?
Allongée sur mon lit je regarde le ciel à travers le verre de ma fenêtre… Ma main attrape la bouteille qui se trouve à côté de mon lit par terre, je me redresse et boit un coup, ce n’est pas de l’eau, ni même un soda… Juste ce dont j’ai besoin pour oublier, pour ne plus penser.
Je repose la bouteille sur ma table de nuit et je prends le carnet à dessin qui se trouve sur ma table de nuit et je dessine, une heure? Deux heures? Trois heures? Je ne sais plus, je ne le saurais jamais après tout. Le fait de ne plus avoir la notion du temps est un des effets secondaires de la drogue et sans doute de l’alcool.
Les gens qui me verraient se dirait sans doute que j’ai un problème. En même temps c’est un fait j’avais un problème, mais celui ci ne les regardait absolument pas.
J’inspire profondément et regarde attentivement mon dessin, encore un dessin lugubre et noir pensais-je.
Il faut que j’aille en ville, il faut que j’aille me réapprovisionner. Je pensais alors à ma mère que j’avais malheureusement condamné lorsque j’avais prit la décision de la laisser tomber et de la débrancher. Je pensais naïvement que cela m’aurait libéré d’un poids, mais au final cela ne m’avait absolument pas aidé, ni même débarrassé de ma douleur incessante… Au contraire cela n’a fait qu’accroitre, mon sentiment de culpabilité constante que je ressentais chaque jour que dieu faisait depuis l’accident de mes parents.
J’enfilais un jean élimé, un débardeur et une chemise à carreau. Je passais mon sac en bandoulière par dessus mon épaule et me dirigeais vers la porte d’entrée. Je passais celle-ci et descendais les escaliers un par un avant d’arriver dans mon garage. La lumière de fin de journée me surprends, je fermais les yeux quelques secondes pour m’habituer puis je glissais une cigarette entre mes lèvres et je l'allumais.
Je pris une bouffé de fumée puis me dirigeais vers un magasin qui me fournirait en alcool et je passerais également voir mon dealer. Je n’avais plus rien à fumer et malheureusement à Los Angeles, les médecins ou pharmaciens ne prescrivaient pas de Marie Jeanne.

Tu pousses le volume à fond de tes écouteurs, pour éviter d’entendre les bruits des passants, ou de la ville en elle même, les voitures, les bus, le métro… Tu marches longuement, le jour décline pour laisser place à la nuit naissante. Tu ressors du supermarché et la ville des anges se couvre de parures et de maquillage pour que la fête commence…

Je marche le long des quais et je m’imagine quelques décennies auparavant. J’aurais tellement aimée vivre dans les années soixante dix… Drogues, Sexe et Rock’n Roll… C’était la liberté à cette époque, la vraie liberté. Je me dirigeais droit vers le quartier le moins fréquentable de la ville, c’est dans ce quartier que je trouverais mon dealer…

Nous sommes vendredi soir et la ville s'éveille, les lycéens, les étudiants vont se rendre dans les fêtes prisées de la ville. Cocaïne, Shit, Beuh, Ecsta… Du sexe et de la musique… Inhibitions, oublier le temps d’une nuit ses soucis… J’observe les passants et je me demande alors ce qu’est le style, voir des clones identiques me donne envie de pleurer…

Je laisse tomber mes pensées et je sonne à l’interphone de mon fournisseur, il me répond alors.

“C’est Rose!”

“Vas-y Montes!”

Je monte alors les escaliers et éteins ma musique, je frappe à sa porte et il me demande d’entrer, je m’exécute.

“Salut la petite Londonienne!”
“Fermes-là!”
“C’est qu’elle me mordrait!”
“Tu ne crois pas si bien dire!”

Il y avait plus de monde que prévu. Je n’aimais pas me retrouver confronter à ce genre de situation. C’est pas que j’aimais pas les gens, c’est surtout eux qui ne m’aimaient pas et puis de toute manière ça m’allait très bien comme ça.

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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Dim 3 Déc - 21:29



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Tu parles d'une connerie ...
Rose & Marion
La porte de la voiture claqua sourdement. Marion attrapa son téléphone et retrouva le message que Sheila lui avait envoyé. Ses prunelles émeraudes fixèrent l'adresse sur son écran avant de se lever vers l'immeuble en face de lui. C'était bien ici, à en croire le numéro. Le bâtiment, perdu dans un coin de l'Eastside qu'il n'aimait pas fréquenter, semblait tenir difficilement debout. Véritable cliché dans le quartier.

Le trentenaire s'approcha lentement de la porte d'entrée. Il n'eut pas de mal à repérer sur l'interphone le nom de l'homme chez qui sonner. De manière générale, le proxénète n'était pas un grand friand de dealeurs. S'il traitait avec certains pour les besoins du club, et pour son plaisir personnel lorsque l'envie s'en faisait sentir, Marion les aimaient mieux loin de lui. Il n'avait jamais eu confiance en ces fouteurs de merde qui avaient la fâcheuse tendance de vendre leurs plus proches amis lorsqu'ils se faisaient pincer. Et notre homme n'avait pas particulièrement envie de se trouver sur la jolie liste de délation de l'un d'entre eux.
Le petit merdeux chez qui il se rendait lui sortait particulièrement par les trous de nez. Il n'avait jamais pu sentir ce pusherman de bas étage qui vendait une herbe de piètre qualité et s'était senti pousser des instincts de roi du monde depuis le premier gramme qu'il avait vendu.

Que diable venait-il faire ici, dans ce cas ? Marion se serait volontiers épargné le voyage si ce n'avait été pour Sheila, la petite étudiante avec laquelle il fricotait depuis plusieurs mois. D'un point de vue technique, ils étaient ensemble. C'était du moins ce dont elle aimait se vanter. Marion se contentait de hausser les épaules quand on lui parlait de couple. Il avait de toute façon la mémoire courte, se sentait célibataire chaque fois qu'une femme à son goût passait non loin de lui, plus encore quand il terminait dans ses bras, dans ses draps.
Toujours était-il que Sheila, avec ses grands yeux bleus, ses cheveux clairs et son corps de déesse de l'amour, parvenait à le supporter. Ce qui était un exploit suffisamment indécent pour être spécifié. Elle lui passait ses crises de nerf, ses colères monstrueuses. Elle pleurait quand elle le surprenait à tringler une autre, mais lui retombait dans les bras deux jours plus tard. Elle était naïve, amoureuse. Et lui … il aimait ses formes, ses gémissements lors de l'orgasme. Du reste, il prenait sur lui pour ne pas l'envoyer chier directement. Son petit manège durait depuis plus de sept mois. Bientôt huit. À croire qu'il était plus masochiste qu'elle.

Il poussa la porte du pied lorsqu'elle grogna qu'on la déverrouillait. Marion gravit trois par trois les marches de l'escalier qui le menèrent à l'étage du dealeur. Il avait hâte de récupérer sa blonde et de se tirer en vitesse. La perspective de passer son vendredi soir en compagnie d'une poignée de jeunes défoncés au cannabis – pour les plus fortunés – ou au shit ne l'enchantait guère. Il avait généralement mieux à faire un début de week-end. Un bar à gérer, des verres à vider en compagnie de ses amis. Ou tout autre activité passionnante qui n'incluait pas une bande de jeunes adultes aux petits yeux rougis par la drogue et aux goûts douteux en matière d'alcool.

Le trentenaire fit sauter les clés de sa voiture entre ses doigts en arrivant en face de la porte de l'appartement. Il frappa, s'impatientant aussitôt. Une musique qui ne lui plaisait pas filtrait à travers le panneau de bois. Un artiste qu'il ne connaissait pas, un rythme commercial, une instrumentale dénudée de sens. L'ancienne rock-star qu'il avait un jour rêvé de devenir se recroquevilla dans son esprit. Il se sentit vieux pour ces conneries.

Une voix à l'intérieur lui hurla d'entrer. Marion s'exécuta. Il fut immédiatement accueilli par un écran de fumée nauséabonde qu'il chassa de plusieurs allers-retours de la main devant son visage.

« M ! s'écria une voix familière. »

Le principal concerné récupéra Sheila qui lui sauta dans les bras, un air ravi sur le visage. Il prit rapidement ses lèvres avant de la reposer au sol. Marion se pencha vers elle – Dieu qu'elle était petite – pour chuchoter à son oreille :

« Je croyais que t'étais trop éclatée pour te lever et rentrer seule …
- J'avais envie que tu me rejoignes, je savais que tu dirais non si je te le proposais ainsi.
- Je te préviens, je reste pas longtemps. »

Elle eut une petite moue qui attendrit Marion autant qu'elle l'énerva. Il soupira avant de se laisser traîner dans l'appartement. Certains visages lui étaient familiers. Des connaissances de la jeune femme, certains amis qu'il avait croisé à plusieurs reprises, chaque fois qu'elle avait ressenti le besoin d'exhiber leur relation si fusionnelle aux yeux du monde.

« Prends une bière mon gars, ou sers-toi un Jack ! lui lança l'hôte de la soirée. »

Marion lui accorda un regard noir, lui indiquant clairement qu'il n'avait aucune envie de perdre ses papilles gustatives en goûtant une de ces préparations écœurantes que les jeunes de nos jours osaient appeler whiskey. Le Jack était une invention du démon, lancée par une entreprise capitaliste qui n'avait aucune idée de la manière dont on créait cette boisson séculaire livrée par les dieux.

« Ouais, une bière fera l'affaire. »

Il s'échoua dans le fauteuil le plus proche, rapidement rejoint par Sheila qui se lova sur ses jambes. La jolie blonde attrapa le joint qu'elle dévorait visiblement à elle seule. Elle en tira une longue bouffée avant de le tendre à Marion. Un hochement de tête lui indiqua qu'il était hors de question qu'il touche à cette merde. Ce n'était pas qu'il condamnait la drogue – il arrosait parfois ses soirées de poudre blanche, LSD et autres opiacés –, c'était le comportement des consommateurs de beuh qui lui donnait envie de les flinguer.

Le cadavre ambulant attrapa une bouteille de bière qu'il décapsula rapidement avant de la porter à ses lèvres. Une blonde. Comme sa dulcinée. La seule différence résidait dans le fait que l'une était terriblement meilleure à boire que l'autre. Et il ne parlait bien évidemment pas de la lager.

La sonnette de l'appartement lui vrilla les tympans. Moins d'une minute s'écoula avant que la porte d'entrée s'ouvre. Marion leva les yeux vers la nouvelle arrivante dont il reconnut la voix avant de l'avoir vue. Rose … Un sourire carnassier étira le coin de ses lèvres. Il resterait peut-être un peu plus longtemps en fin de compte ...
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Lucas
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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Lun 4 Déc - 15:50

"Tu parles d'une connerie"|

ft. Marion

657 mots
dialogue en "je"
♪ - ...

S'il y avait bien une chose que je n'appréciais pas des masses c'était le foule, le monde, les gens. Malheureusement c'était sans compter sur mon fournisseur pour avoir tout ça au même endroit! J'inspirais profondément, la fumée emplissait la pièce! Ah oui j'aimais pas ça aussi les aquas! J'aimais bien fumer, enfin ce n'était pas que j'aimais ça, c'est surtout que j'en avait besoin. J'étais dépendante de cette chose que l'on nommait beuh, ganja, marie-jeanne et tout un tas de noms encore plus saugrenus les uns que les autres.

Comme à son habitude Mike me charriait sur ma ville de naissance et mon ancien pays d'habitation. Je détestais que l'on me rappelle d'où je venais... Si j'avais quitté cette vie c'était pour éviter qu'on me le rappelle chaque fois que j'allais quelque part! D'ailleurs je regrettais qu'il n'y ai pas de coursiers pour m'apporter ce dont j'avais besoin.

La musique retentissait, dans l'appartement, à croire qu'il était tout seul à vivre dans cette immeuble! Et les voisins dans tout ça? En avait il quelque chose à faire?

Il faisait partit de ces petits dealers, qui se croyait être au sommet du monde alors qu'en réalité il en était rien! Bien au contraire d'ailleurs... Il avait forcément quelqu'un au dessus de lui et quelqu'un de plus organisé et de plus compétent dans le rôle du parrain! Ce n'était qu'un revendeur qui se faisait du bénéfice sur le dos des gamins qui n'y connaissaient absolument rien du tout. Des gamins qui prenaient du shit au premier dealer du coin pour se faire un trippe!

Une raclure, un Pauvre type finalement. Il se faisait appeler Mike Le Caïd! Malheureusement mon addiction m'obligeait à fréquenter ce genre de mec. je fis le tour de la pièce du regard et mes yeux s'arrêtèrent un moment sur un mec que je connaissais bien! D'ailleurs c'était bien le seul que je connaissais dans la pièce à part Mike bien sur!

Je me dirigeais jusqu'à la fenêtre et ouvrit celle-ci!

-Tu m'excuseras Mike, mais j'ai pas besoin de ta fumée dans les poumons! La mienne me suffit amplement!

La plupart des invités me regardaient tous, un air choqué était peint sur leur visage! Je pensais alors "Il est où le problème!"

- Ca vous pose un problème messieurs dames? Pas de soucis vous connaissez la sortie!  
- Du calme jolie Brune! Tu me fais à chaque fois le coup Rose! Tu veux me faire perdre ma clientèle? Me chuchota du coin de l'oreille Mike.
- Tu parles d'eux? Ce sont tes clients? Laisses moi rire!
- S'il te plaît Rose! Poses toi cinq minutes prends un verre de whisky? Et après je te donne ce que tu es venue chercher!
- Parce que tu appelles ça un Whisky Mike? Files-moi une bière va ça sera bien plus appréciable que ton espèce de bourbon commerciale!

Je me radoucis quelques peu en me dirigeant droit vers celui qui a retenu mon attention quelques secondes avant que je n'aère la pièce! Je pose mes fesses dans le canapé qui se trouve à côté de lui! Une jeune fille à prit place sur ses genoux! Serait-ce sa petite amie? C'est étonnant de sa part pensais-je.

- Salut Marion! Qu'est ce que tu fais ici? Ce n'est pas ton genre de fréquenter ce genre d'endroit!

Certains des invités nous regardent avec un air dubitatif! Voilà pourquoi je n'appréciais pas les gens! Parce qu'ils ne faisaient que ça! Jugé encore et encore. J'ouvris mon sac en bandoulière et je sortis mon paquet de clope et en glissa une dans entre mes lèvres et j'en proposais une à Marion!

[/quote]


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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Dim 31 Déc - 17:06



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Tu parles d'une connerie ...
Rose & Marion
Marion se redressa très légèrement dans son assise, la perspective de passer quelques heures dans ce trou à rats minable lui semblant étonnamment plus douce, la jeune Anglaise dans les parages. Il serra davantage sa bière entre ses doigts, recala sa blonde sur ses cuisses avant de noyer son rictus dans une gorgée de malt. Le proxénète suivit des yeux la jolie brune qui venait de contrecarrer ses plans d'évasion. Il n'eut pas besoin de porter son regard sur Sheila pour la sentir se tendre sur ses genoux, bloquer un instant sa respiration et l'interroger du coin de l’œil. Les prunelles de sa régulière se teintèrent d'une nuance de méfiance qu'il ne chercha pas même à faire disparaître en paraissant rassérénant. Elle était suffisamment intelligente pour comprendre ce que signifiait le sourire qui avait barré le visage de son amant quelques secondes plus tôt.

Rose était le genre de femme quelque peu rebelle que Marion adorait. Elle avait un tempérament volcanique qui la rendait aussi cinglante et désagréable qu'une bonne claque de forain, de celles qui vous remettaient les idées en place après vous avoir convenablement secoué la cervelle façon shaker dans son liquide céphalo-rachidien. Elle était charmante comme la fleur dont elle portait le nom et traître comme le serpent qui se trouvait dessous. Étrangement, elle avait une hargne et un piquant qui lui rappelait le connard qu'il avait été, plus jeune. Le service trois pièces en moins. Ce qui n'était pas pour lui déplaire.
La méfiance de Sheila avait tout lieu d'être, en fin de compte : le tatoué avait peut-être fauté une ou deux fois avec Rose, oublié qu'il était en couple d'après les termes de sa petite-amie et ainsi manqué à ses devoirs d'homme fidèle et aimant. On ne pouvait pas réellement lui reprocher grand chose, le trentenaire avait toujours été dans un état d'ébriété plus qu'avancé lorsqu'il avait serré Rose. Excuse probante ! Il ne regrettait rien, en tous cas. Et de toute façon, Marion n'avait jamais promis la monogamie à sa petite blonde. En quoi serait-elle différente de toutes les femmes qui avaient un jour partagé sa vie et qu'il avait trompées chaque fois qu'il en avait eu l'occasion ? Elle n'avait pas plus de mérite qu'une autre, pas plus d'importance à ses yeux qu'en avaient eu Faith, Liz, ou toutes ces gonzesses dont il avait oublié le prénom et parfois même le visage. Alors quel intérêt pouvait-il bien avoir à lui accorder un traitement de faveur ? Jamais il n'avait vendu d'espoirs en ce sens.

Comme souvent, on entendait Rose avant même de la voir. Elle avait ce rien d'ouragan qui foutait absolument tout en l'air en ne se préoccupant strictement pas des conséquences. Marion ne fut pas étonné de la voir ouvrir grand les fenêtres et pester contre la horde de défoncés qui comatait sur les différents fauteuils et canapés de la pièce à vivre. Mike, embarrassé, perdit bien vite de ses couleurs. Cette petite pédale chuchota quelques mots à l'oreille de la nouvelle arrivante, probablement dans le vain espoir de la raisonner. S'il y avait bien une chose que le proxénète avait appris de ses folles soirées d'ivresse en compagnie de la brune, c'est qu'on ne pouvait que difficilement lui faire entendre raison et changer de cap quand elle avait une idée derrière la tête. Elle était bornée, avec son caractère de merde.
Sans grand étonnement, l'hôte de la soirée se fit envoyer paître. Marion observa silencieusement le dealeur se liquéfier, ne sachant s'il devait se laisser pousser une paire de couilles pour tenir tête à son invitée ou s'il faisait mieux de laisser couler pour ne pas s'attirer ses foudres. Elle avait l'air de bien méchante humeur, la Rose, ce qui ne fit qu'amuser plus encore le tatoué.

Marion la congratula d'un lever de bouteille de bière lorsqu'elle s'échoua dans le canapé à gauche de son fauteuil.

« T'entends Bébé ? C'est pas mon genre de fréquenter des endroits comme celui-là, lâcha-t-il à Sheila, un sourire satisfait aux lèvres. »

Marion haussa les épaules, passa une main dans le bas du dos de sa dulcinée qu'il frotta très légèrement, l'air condescendant. La blonde eut un sourire crispé qu'elle tenta de faire disparaître dans une bouffée de drogue.

« Fallait que je vienne récupérer la demoiselle qui n'est plus franchement en état de rentrer seule, reprit-il. Je m'attendais pas à te voir dans les parages, ça fait une paye, reprit-il en refusant la cigarette. Vas pas me dire que notre bon copain Mickey juste ici est ton fournisseur attitré. Aux dernières nouvelles, son herbe n'est pas ce qu'il se fait de mieux dans le quartier ... »

Il n'avait pas même fait l'effort de baisser le ton pour ne pas paraître insultant. Marion planta un regard acéré dans celui de Mike, qui fit profil bas.
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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Mar 2 Jan - 11:37

Une cigarette au bec comme à son habitude. Rose était fidèle à elle même. Le regard des gens lui était clairement indifférent. A une epoque sans doute elle aurait fait couler du sang, ou elle aurait hurler sa rage au premier qui la faisait chier. Mais elle s'était adoucit avec les années, ou était ce apres son séjour. Sans doute un peu des deux pensa-t-elle. Elle observait le jeune homme qui se trouvait à sa gauche, elle avait prit cette habitude quand elle était avec Marion. Même après leurs ébats charnels et interdit aux moins de 18 ans, elle ne l'admirait pas comme une personne, mais bel et bien comme une oeuvre d'art. Ses tatouages étaient magnifiques enfin pour Rose en tout cas. Pour la plupart des gens cela n'était pas saint, sans doute une provocation, mais pour moi chaque tatouages avaient une signification, c'était une cicatrice, une manière de laisser une trace après la mort. Personne ne peut aller contre la vie, contre la mort. Rose observait donc cet homme, ce chef d'oeuvre, cet animal sans doute un peu trop solitaire et ce même s'il était toujours accompagné. Un écorché vif, un peu comme elle au fond. C'était peut être pour ça que le feeling était aussi bien passé entre eux deux. Sans doute aussi pour ça qu'au paroxysme de leur ebriété il se retrouvait dans le lit soit de l'un soit de l'autre. Combler ce besoin intrinsèque de se savoir désirer et de partager quelque chose d'aussi intime. Rose inspirait la fumée puis la recrachait... Elle observa la jolie blonde qui se trouvait sur les genoux de son amis et essayait tant bien que mal de comprendre ce qui pouvait bien attiré Marion chez elle... Était-ce une manière pour lui de combler un vide... De se sentir protecteur, un peu comme un grand frère.

-A vrai dire j'ai pas vraiment le choix, j'ai pas mieux trouver...Et tu sais bien que c'est pas mon truc de chercher mille ans. Je perdrais vite patience, après si tu as quelqu'un à me recommander je suis preneuse.

Rose lui fit un clin d'oeil et un sourire digne de ce nom... Elle ne souriait pas souvent mais avec Marion c'était différent, elle ne se sentait pas menacé, ni jugée et ce même si son interlocuteur aurait pu en faire fuir plus d'un. Il avait reveillé ses instinct, Marion était un bon coup et Rose avait des besoins. Qu'il soit avec une gonzesse ne la derangeait absolument pas. De toute manière pour Rose l'amour n'existait pas, la seule chose en laquelle elle croyait c'était aux bienfaits que le sexe pouvait avoir. Elle affichait un petit rictus. Elle tendait sa main en direction de la petite blonde.

- Moi c'est Rose! Rose Elisa Smith! Alors comme ça tu es la petite amie de Marion! A moins que tu ne sois juste une sorte de Groupie masochiste qui accepte tout d'un mec!

En effet Rose était franche et sans doute méchante dans ses propos, mais elle avait aussi très envie de s'amuser ce soir! L'amusement pour Rose c'était faire sortir de ses gonds quelqu'un! Mais dans chaque propos qu'elle tenait il y avait souvent une part de vérité et c'était aussi pour faire réagir les gens qu'elle ne menageait jamais sa manière de parler. Par cette provocation, elle se demandait comme Marion allait réagir, Rose était joueuse et elle savait en règle générale comment s'y prendre! Mike ne la préoccupait pas ni même tous les defoncés qui se trouvaient à moitié dans le coma sur les differentes assises de l'appartement. Toute son attention était porté sur le couple à côté d'elle. Elle recrachait la fumée de cigarette droit sur le couple.



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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Dim 14 Jan - 1:02



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Rose & Marion
Marion se demanda un instant si l'homme qui fuyait son regard avait passé ses couilles au grinder par inadvertance, ou s'il avait simplement oublié de s'en faire pousser à la naissance. Le tatoué observa attentivement le soupçon de réaction qui poignit dans les yeux de son hôte. Un spasme buccal, grimace plus que sourire, fendit le masque de mort et fit se serrer les poings de Mickey. Ses jointures blanchirent, ses muscles de contractèrent nerveusement quand ceux du trentenaire se tendaient légèrement à l'idée que naisse enfin un rien de révolte chez ceux qu'il rabaissait sans cesse. Il lui tardait qu'il l'ouvre, lui crache un brûlot au visage afin qu'il puisse lui faire passer une bonne fois pour toutes l'envie de résister.
Mais Mike ne fit rien de plus. Son corps regagna l'immobilisme léthargique qui enserrait sa conscience et sa fierté. Marion souffla. C'était bien ce qu'il lui semblait : ce merdeux n'avait jamais eu de valseuses.

« Tu sais qu'il suffit de demander. »

On ne s'improvisait pas empereur d'un quartier sans avoir sous le coude quelques personnes utiles, à défaut d'être influentes – celles-là, Marion aimait mieux s'en débarrasser rapidement, par caprice d'enfant égoïste ne souhaitant pas être détrôné comme par paranoïa. Des dealeurs, il en connaissait donc un paquet. Si on le lui demandait, vieux con qu'il était, il dirait probablement que les pushermen étaient mieux avant, et que la dope qu'ils refourguaient avait encore du goût à l'époque. À force, l'expérience et les années jouant, il avait appris à faire le tri entre les incompétents et ceux qui vendaient une drogue de qualité correcte, lorsqu'elle n'était pas simplement bonne.

Marion épingla ses prunelles émeraudes dans celles de la brune. Il esquissa un sourire carnassier.

« Tu passeras me voir au club, je te donnerai son contact. Marion sirota une gorgée de mauvaise bière, l'esprit occupé à imaginer ce qu'il pourrait bien lui demander en échange des précieuses coordonnées. Évite simplement de dire que tu viens de ma part quand tu le verras, il a tendance à charger les amis. »

Toujours plus cher pour les copains, c'était le credo de l'homme chez qui il comptait l'envoyer. Il connaissait ce dealeur depuis plusieurs longues années, mais ne faisait quasiment jamais appel à lui. L'herbe ne l'intéressait pas, ni pour lui, ni pour ses filles. Mieux valait nourrir des danseuses à la cocaïne pour être certain qu'elles se donneraient à fond plutôt que de les assommer à grands renforts de Marie-Jeanne.

Un sourire mutin illumina les traits de Rose. Marion tiqua immédiatement, braqua ses orbes sur elle, sentant venir à plein nez l'idée de merde qui avait frappé l'Anglaise. Il fronça les sourcils lorsqu'elle présenta une main amicale à Sheila.

« Moi c'est Rose ! Rose Elisa Smith ! »

La jolie blonde ne sut exactement comment se comporter. Elle se raidit brièvement, hésitante quant au fait de serrer la poigne d'une femme qui avait dû servir plus d'une fois de vide-couilles à l'homme qu'elle considérait comme son petit-ami, et qui était par conséquent à considérer comme une ennemie. Mais la fierté de la jeune femme eut raison d'elle. Elle attrapa mollement les doigts qu'on lui tendait avant de rapidement lâcher prise lorsqu'elle entendit la suite des propos de sa nouvelle Némésis.

« Alors comme ça tu es la petite-amie de Marion ! Le principal concerné plissa le nez en entendant cette étiquette. À moins que tu ne sois juste une sorte de Groupe masochiste qui accepte tout d'un mec ! »

Sheila eut cette petite moue offusquée qu'il lui connaissait bien et qui ne présageait rien de bon. Marion inspira longuement pour signaler son agacement. Il lança un regard réprobateur à la brune, déjà las de cette provocation qui n'amusait qu'elle. Rose n'avait pas idée de la crise que sa blonde lui ferait très probablement lorsqu'il la ramènerait chez lui. Il sentait venir la vague de reproches, les larmes, les cris, les menaces, la porte qui claque. Cette porte qui lui revenait à la gueule chaque fois qu'elle se fermait sur l'une de ses compagnes. Cette porte qui lui rappelait qu'il avait parfois – souvent, de plus en plus – le comportement de ses beaux-pères, de ce connard de dealeur qui devait encore troncher la carcasse écœurante de sa génitrice.

Il se tortilla pour attraper son paquet de cigarettes, glissa une dose de tabac entre ses lèvres avant de l'allumer. La nicotine apaisa immédiatement ses nerfs soudain à vifs. Le proxénète posa un coude sur le bras du fauteuil, appuya sa tempe encrée contre son index et son majeur tendus.

« Pardon ? Et tu es qui exactement pour porter un jugement comme ça ? Aux dernières nouvelles on ne se connaît pas toi et moi, alors ton numéro de grande gueule rebelle qui aime provoquer pour attirer l'attention, tu te le gardes. »

Marion étouffa un début de rire dans une gorgée de bière. Il haussa un sourcil inquisiteur en sentant le regard lourd de remontrances de sa douce peser sur lui.

« Et évidemment, toi ça t'amuse de voir ce que ça donne quand tu réunis ta nana et une des putes que tu te tapes dans la même pièce.
- Arrête Bébé, tu sais bien que j'ai pas besoin de dépenser un seul dollar pour m'envoyer en l'air. »

Un sourire arrogant défigura le visage de Marion. Probablement pas sa réponse la plus fine, et certainement pas la plus rassérénante. Un rien de déception faisant rapidement place à la colère passa sur le visage de Sheila. La blonde se leva, furieuse, et fendit le salon pour s'installer en face en signe de protestation.

Le tatoué leva les yeux au ciel avant de les braquer sur le trublion. Il lâcha à voix basse :

« T'as pas pu t'en empêcher ... »
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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Lun 15 Jan - 16:49

Rose aimait jouer, bien plus que certains pouvaient le penser. Elle aimait jouer au moins autant que mordre... Un sourire carnassier marquait son visage. Bon et puis quand Rose avait une idée en tête, elle ne l'avait pas ailleurs. Marion ne lui faisait pas peur, elle était loin de ressentir un once de rancœur à son encontre bien au contraire d'ailleurs. Il lui proposait alors de le contacter pour que Rose est de meilleurs produits et ce de qualités. Elle aimait bien Marion parce qu'il était influent et parce qu'il connaissait du monde. Mais elle l'aimait bien aussi parce qu'il avait un charisme de folie. Elle l'aimait bien aussi parce que c'était malgré ses travers pervers et gros durs, Marion était loyal et c'était aussi difficile que cela puisse paraître, un homme de valeurs. Pas les valeurs dans les normes, ni même dans la légalité d'ailleurs, mais il suivait son credo, il suivait sa ligne de conduite sans jamais sortir de cette route. Oui Rose l'aimait bien...

- Ca marche je passerais un de ces quatre!

Elle l'aimait tout aussi bien dans son lit, que autour d'un verre ou que pour une discussion sensée. Marion aurait pu être son grand frère dans une autre vie pensa-t-elle alors. Rose voulait jouer peu importe si les gens avec qui elle s'amusait pouvait en souffrir. Marion n'était pas fait pour être avec une fille comme celle qui se trouvait sur ses genoux. D'ailleurs Rose comprenait difficilement ce qui pouvait bien attiré Marion chez cette jeune femme. Peut être sa capacité à ne pas le détester après tout ce qu'il pouvait faire? Peut être trouvait il un certain réconfort dans ses bras. Voyait-il en elle un sorte de mère qui n'abandonnerait jamais son fils? Sans doute un savant mélange de tout ce que Rose pouvait pensé en cet instant même.

Provoquer Marion dans cet ambiance, la faisait quelque part frissonné d'avance et ce même si ce n'était pas très malin de sa part. Bizarrement tous les regards c'étaient tourné vers nous. Rose n'aimait pas vraiment être le centre d'attention de tout le monde bien au contraire... Mais aujourd'hui ce n'était pas grave. Ce soir, elle voulait voir jusqu'ou elle pouvait mener la danse avec Sheila! Elle tirait une latte sur sa cigarette et pensa alors à la suite du jeu. Comme elle s'y attendait la jeune femme qu'elle venait de provoquer à l'instant même venait d'entre dans la danse aussi facilement qu'elle s'y était attendu. Tellement facile de provoquer une jeune femme en atteignant sa fierté. La première réaction de la jeune femme fit sourire et finalement rire Rose. Une grande gueule de rebelle? Rose? Vraiment?

- Touché coulé ma belle! Y a que la vérité qui blesse!

Oui la jeune femme brune venait de taper dans l'égo de la blonde pour son plus grand plaisir. Elle pensait alors que ce fut trop simple et que la partie risquait déjà de se terminer. Rose se dit alors que c'était bien dommage. La blonde continua en s'adressant ce coup ci à son cher et tendre petit ami. Elle souriait rien qu'à cette idée. Marion avec une petite amie? C'était un sketch à mourir de rire. Rose tiquait sur le pute que la jeune femme utilisait pour désigner la brune. Intéressant point de vue pensa-t-elle.

- Sur ce coup là jeune fille je rejoins ton cher et tendre! Il ne m'a jamais payé pour que je couche avec lui et d'ailleurs je te rassures je n'ai pas besoin de me faire payer pour prendre du bon temps!

Elle concluait sa phrase par un petite rire fière d'elle. Rose adorait joué et ce encore plus quand les gens tombait dans le panneau et réagissait aussi rapidement.

- Chéri! Tu connais ma valeur? Je suis inestimable!

Elle prit une gorgée de bière et tirait une dernière latte sur sa cigarette qu'elle écrasait dans le cendrier qui se trouvait juste à côté d'elle.

- En même temps excuses-moi, mais elle?

Elle montrait du doigt la blonde en signe de protestation à son ami. En effet elle ne comprenais absolument pas le cadavre ambulant sur son choix "officiel". Déjà de penser Marion casé c'était incroyable, mais qu'en plus il couche plusieurs fois et depuis plusieurs semaines avec une gonzesse en particulier c'était plus qu'étonnant. Rose pensait même si son ami n'avait pas été corrompu!


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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Lun 15 Jan - 22:42



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Tu parles d'une connerie ...
Rose & Marion
Il se pinça l'arrête du nez pour exorciser le début de migraine qui se profilait à l'avant de son crâne et menaçait de ramper jusqu'à ses tempes. Non, Rose n'avait pas idée du conflit qu'elle venait de déclencher. Elle jouait les tempêtes, et c'était lui qui ramassait les pots cassés … Et évidemment, pour ne rien arranger à la situation, l'Anglaise ricanait, fière de son trait d'humour. En d'autres circonstances, Marion aurait certainement ri un peu avec elle. Mais il ne put que crisper sa mâchoire, siffler un soupir las entre ses dents serrées.

« Chéri ! Tu connais ma valeur ? Je suis inestimable ! »

Inestimable ? Proprement inconsciente, surtout, et plus énervante qu'elle ne l'avait jamais été. Marion se redressa légèrement dans son assise pour gagner en confort.

« En même temps excuses-moi, mais elle ?
- Ouais, grinça-t-il, je sais. Pas franchement le genre de fille avec qui on m'imagine ... »

Il prit une bouffée de tabac qu'il souffla lentement pour tenir une longue et fine colonne de fumée. Il fixait Sheila qui l'ignorait royalement, prétextant une conversation des plus intéressantes avec l'un de ses camarades camés. Ses prunelles vertes décrivirent la ligne de sa mâchoire, celle de son sou, de sa poitrine. Elle était vraiment jolie, cette gamine, avec son air d'ange tombé du ciel. C'était cette douceur-là qui lui plaisait, ce rien de beau et de bon qui contrebalançait le monde de violence qu'il connaissait depuis sa plus tendre enfance.
Quel cliché que de penser qu'il ne pouvait être attiré que par des femmes mordues de modifications corporelles, comme lui. Oh il en avait connu quelques unes, mais jamais elles n'avaient dépassé le stade de simple conquête, baise d'une nuit. S'il fallait tenir les comptes, on constaterait bien facilement que le tatoué avait un faible plus prononcé pour les filles « classiques » ou du moins « conventionnelles » que pour les physiques atypiques, dans le style de Rose. Il avait cette passion viscérale pour les petites blondes aux yeux clairs, à la taille fine, à la poitrine ronde, qui le regardaient amoureusement et l'embrassaient avec une dévotion quasi religieuse. C'était une femme comme ça dont il rêvait, gamin. Il avait alors eu Faith, et Liz, et une flopée d'autres dont il avait oublié le nom. Et à présent restait Sheila, qui avait un peu de cet idéal qui lui plaisait tant. Sheila qui le supportait, parce qu'elle était suffisamment stupide pour être amoureuse. Rose avait visé juste en la pensant masochiste. Elle était un peu bancale, un peu brisée, complètement névrosée au point de penser pouvoir le sauver. Le tatoué l'enfonçait chaque jour un peu plus pour le simple plaisir de traîner quelqu'un dans sa déchéance. Plus il la faisait souffrir, plus elle restait, ce devait bien être ça le pire. Ça n'arrangerait certainement rien à la damnation de son âme, mais il s'en foutait comme de l'an quarante. Et puis il aimait bien cette idée, celle de salir une petite princesse issue d'une bonne famille qui était persuadée de pouvoir en faire un homme bien, un homme qu'elle pourrait présenter à son père pour qu'il lui donne sa bénédiction le jour où il souhaiterait la demander en mariage. Le souci étant que Marion n'avait pas la tronche du gars qu'on présentait à son cher papa ... Il conchiait les belles-familles, le mariage, la bienséance.

Il ne dit rien de plus. Il aurait pu se trouver une excuse, répondre qu'elle avait un truc, un petit quelque chose de plus que les autres. Mais il n'avait pas envie de mentir. Sheila n'avait rien de particulier. Elle était exactement comme toutes les femmes qui avaient partagé quelques instants de sa vie. Il finirait par la casser, comme les autres. Et elle se casserait en pleurant, comme les autres.

Marion se pencha vers Rose pour attraper le cendrier à côté d'elle, lui imposant une proximité oppressante, volontaire, son visage passant à quelques centimètres du sien.

« Tu serais pas un peu jalouse pour montrer les dents comme ça, ma grande ? »

Son masque de Camarde se fendit d'un rictus. Il n'avait jamais rien laissé entendre à la jolie brune. Faire miroiter monts et merveilles pour qu'elle tire des plans sur la comète ? Loin de lui cette idée. Leur relation était claire : ils se voyaient parfois, se pintaient la gueule comme deux adolescents, s'envoyaient en l'air par besoin de faire taire une urgence charnelle, et chacun repartait de son côté quand il avait décuvé. Mais rien ne garantissait, malgré ce contrat simple, qu'elle ne se soit pas attachée.
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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Mar 16 Jan - 8:43

La partie avait prit fin trop rapidement pensa-t-elle! D'ailleurs pourquoi s'en être prit à la jeune fille? Est ce que c'était parce que Sheila lui rappellait son adolescence? Parce qu'elle lui rappellait la jeune fille naïve qu'elle avait pu être? Insouciante? Amoureuse du chanteur de son groupe de rock préfèré. Rose avait été aussi naïve que Sheila, elle sortait d'ailleurs avec le bad boy de l'école qui n'en avait que faire de la jolie brune. Elle était juste son faire valoir et lui était le mec qui rendait nerveux tous les parents. D'ailleurs ce fut avec William qu'elle perdit sa virginité après un concert de rock dans sa comionette! Quel cliché pensa-t-elle, surtout qu'elle se rappellait qu'il l'avait trompé à plusieurs reprises! Puis Rose avait perdu ses parents et sa personnalité de jeune fille ingénue toujours au sommet avait très vite été détrôner se laissant emporter par des demons bien plus fort que le pouvoir et la popularité.

Peut être avait elle eu envie de faire réagir la blonde. Sa relation avec Marion n'était pas saine. D'ailleurs elle n'avait rien à faire ici. Rose inspira profondément se passant la main dans les cheveux...

- Tu vas la détruire Marion, dit à voix basse Rose au jeune homme.

En effet Sheila n'était pas me genre de fille qu'on pouvait imaginer avec Marion. Rose d'ailleurs ne savait pas non plus avec qui elle imaginait son ami. C'était un ecorché vif, un passé lourd, un sombre présent... Personne ne méritait de vivre à ses côtés et d'ailleurs lui ne pourrait jamais vraiment être bien dans une relation de couple. Il avait trop de rancoeur, de colère, de violence... Autant de démons à combattre ne pouvait pas être saint et ce pour personne.

- Elle s'accroche à toi en espérant te faire devenir raisonnable, mais ça n'arrivera jamais... Pourquoi la faire espérer quelque chose?

Marion ne la faisait pas espérer, mais elle s'accrochait indéniablement au bad boy de service qu'il était. Sans doute une manière de se rebeller, tout comme le shit qu'elle fumait. Rose avait une certaine compassion pour elle. Quand Marion lui demanda si elle était jalouse de la blonde elle se mit à rire!

-Je crois que ça à toujours été clair entre nous Marion! Tu crois vraiment que t'es le mec avec lequel je rêve de me marier? Je t'aime bien oui... On passe du bon temps ensemble et j'aime bien ta personnalité... Mais moi amoureuse? Ou jalouse?

Est ce que Rose était jalouse? Est ce qu'elle ressentait quelque chose pour le tatoué? Après réflexion elle n'avait jamais pensé à Marion dans ce sens. Elle admirait son epiderme tatoué qui était aussi lisible que les cicatrices qu'il essayait de cacher par son assurance désinvolte et sa prestance... Elle aimait aussi sa force de caractère, il avait un passé lourd mais il en avait fait une force, Rose elle, elle se cachait derrière une assurance folle, mais au fond elle était faible... Ses quelques mois à l'ombre lui avait permis de prendre conscience que les gens sont foncièrement méchants et qu'ils sont égoïstes... Elle avait gardé quelque réflexe et elle se méfiait davantage des gens. Elle gardait toujours ses distances avec les gens! Sans s'attacher, parce que l'attachement ça fait mal...

- Non Marion je ne suis pas jalouse! Désolée de te décevoir.

En effet Rose n'était pas Jalouse elle s'était juste identifié le temps de quelques instant à la jeune fille.

- Bon et si on se jetait? J'aime pas m'eterniser ici! Sheila tu devrais pas t'accrocher à ce mec! Tu risques de perdre des plumes.

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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion Lun 12 Fév - 23:43



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Tu parles d'une connerie ...
Rose & Marion
Ça lui aurait bien broyé les couilles, de se retrouver avec une Rose qui acceptait de s'allonger sur le dos et de lui ouvrir ses cuisses parce qu'elle espérait un peu plus qu'une simple baise, en fin de compte. Marion avait suffisamment de relations malsaines comme celles-ci pour ne pas avoir envie d'en ajouter une énième. L'Anglaise avait de la gueule, du mordant, un caractère violent qu'il appréciait et qu'il n'aimerait pas voir changer.

« Je crois que ça à toujours été clair entre nous Marion! Tu crois vraiment que t'es le mec avec lequel je rêve de me marier? Je t'aime bien oui... On passe du bon temps ensemble et j'aime bien ta personnalité... Mais moi amoureuse? Ou jalouse? Non Marion je ne suis pas jalouse! Désolée te de décevoir. »

Il eut un grincement ironique, un début de rictus mauvais qu'il effaça bien rapidement, ravalant la remarque cinglante qui lui passa l'esprit. Comme s'il pouvait encore être déçu par qui que ce soit, par quoi que ce soit.

« Bon et si on se jetait? J'aime pas m'eterniser ici! Sheila tu devrais pas t'accrocher à ce mec! Tu risques de perdre des plumes. »

L'intéressée fusilla Rose de ses grands yeux clairs. On avait dû lui rabâcher une bonne centaine de fois qu'une jolie princesse comme elle méritait bien mieux qu'un ancien bagnard qui avait plus d'alcool que de sang dans les veines, et un placard empli de cadavres plus ou moins puants. Oh, cela, Sheila en avait parfaitement conscience. Mais son esprit de gamine spoliée avait besoin de se rebeller contre la société. Marion était le meilleur moyen de faire grincer des dents ses amis, de montrer au monde entier qu'elle n'avait pas envie de rentrer dans le moule. Pas tout de suite en tous cas. Elle attendait sans doute qu'il devienne quelqu'un de bien pour finaliser enfin son projet de famille, de pavillon de banlieue et de monospace avec cage pour le labrador.
Un silence hautain servit de réponse à la brune.

Marion poussa un long soupir avant de s'extirper de son assise. Il vida d'une traite ce qui restait de bière, plissant légèrement le nez face à cette boisson écœurante qui avait un arrière-goût un peu trop prononcé de pisse. À croire que le brasseur s'était soulagé à plusieurs reprises dans la cuve.

Le mort traversa le salon pour se rapprocher de sa blonde. Il s'accroupit devant elle, fouilla dans la poche arrière de son pantalon à la recherche de son porte-feuilles dont il tira plusieurs billets qu'il lui tendit.

« Tu prendras un taxi pour rentrer ? On se verra demain. »

Il y eut plus de douceur dans sa voix qu'il n'avait prévu d'en mettre. Les sourcils froncés de Sheila se déridèrent légèrement avant de reprendre leur arc vexé. Elle attrapa sèchement les dollars qu'on lui tendait et les fourra rageusement dans sa poche.

« Va te faire foutre, M. T'es qu'un putain d'enfoiré.
- Je sais, tu me le dis assez souvent, ça finira par rentrer. »

Il se retint de lui lancer qu'elle ne se gênait pas pour continuer à frapper à sa porte malgré cela. Mais un élan d'intelligence l'empêcha de lui cracher ces mots. Il en avait assez fait pour ce soir.

Le trentenaire se redressa dans un craquement d'articulations. D'un signe du menton, il indiqua à Rose de le suivre. L'homme ne prit pas la peine de saluer le reste des convives avant de s'éclipser. Il attendit la brune au caractère bien trempé avant de claquer la porte de l'appartement.

Le tatoué pinça sa dose de nicotine entre ses lèvres. Il attrapa la jeune femme par le poignet avant qu'elle ne se mette en tête de dévaler les escaliers. D'un coup sec, il l'attira vers lui, glissa ses doigts sous son menton, planta un regard dédaigneux dans ses beaux yeux bleus. De sa main libre, il attrapa sa gitane avant d'en souffler la fumée dans le visage de son amante.

« Qu'est-ce que ça peut bien te foutre, que je la casse, cette gosse ? Il força un sourire. Je t'ai à la bonne, Rose. »

Et elle n'imaginait pas à quel point cela valait cher, dans le monde de Marion. Être dans ses bonnes grâces, c'était s'assurer sa loyauté, son affection si on était chanceux.

« Mais ça risque de pas durer bien longtemps si t'essaies de jouer les consciences. J'ai pas besoin qu'une gamine fasse ce type de remarques à ma régulière, tu comprends ? Il serra sa mâchoire entre ses doigts. Elle est suffisamment intelligente pour voir ce qui lui pend au nez. Quant à savoir si elle est suffisamment conne pour rester malgré ça, c'est pas ton problème. »

Lentement, il la repoussa contre le mur du pallier. Marion desserra sa prise, laissa sa main dériver sur son cou fin. Il ne pressa pas sa gorge, se contentant de l'enserrer. La présence de ses doigts sur sa peau était suffisamment pesante.

« Alors c'est quoi l'histoire ? Tu te faisais tringler par un type dans mon genre quand t'étais plus jeune, que t'étais quelqu'un de bien ? Et ton prince charmant t'a démoli ton petit palpitant ? Pauvre petite Rose. »

Il se pencha vers elle, inspirant pleinement le parfum qui se dégageait de sa peau, de ses cheveux courts. Le proxénète glissa ses lèvres à son oreille, susurrant comme un serpent :

« Un petit conseil : avant de te penser en droit de donner des leçons, songe à te trouver un gars bien plutôt que d'enchaîner les relations d'un soir et de servir de vide-couilles à des connards comme moi. »

Il était déçu. Déçu qu'elle se permette des réflexions quant elle avait, au fond, un profil similaire à celui de Sheila. Elle avait des dents mieux aiguisées, un caractère plus mordant, mais en fin de compte, Rose était une fille aussi perdue que sa petite-amie.

Il la relâcha soudainement, recula d'un pas, reprit sa cigarette en bouche avant de se tourner vers la cage d'escaliers.

« Où est-ce que tu as envie d'aller ? »
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Message(#) Sujet: Re: "Tu parles d'une connerie"|| Marion

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