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 You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian

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Allen
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Message(#) Sujet: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mer 19 Sep - 12:19


Des jours entiers, Julian avait hésité à reprendre réellement contact avec Simon comme il l’avait pourtant promis. Mais il savait que l’envie de renouer avec son meilleur ami n’était pas la seule chose pesant dans la balance et s’était interrogé un peu trop longtemps sur le bien-fondé de ce rapprochement. Si la vie les avait éloignés, peut-être n’était-ce pas pour rien, après tout ? Et puis il y avait Drew et le sentiment de culpabilité assez énorme qu’il ressentait chaque fois que ses pensées s’égaraient sur un autre que son mari, leur projet d’adoption, leur avenir, leurs problèmes… Il ne s’était pas précipité, les premiers jours du moins, avant de se retrouver presque inconsciemment à écrire à Simon et ne plus vraiment s’arrêter pendant quelques semaines. Il n’en avait pas parlé à Drew, conservant ce secret comme s’il s’agissait de quelque chose de honteux alors que leurs conversations n’effleuraient jamais le moindre sujet ambiguë. Et puis finalement, le rendez-vous prévu et éternellement repoussé avait fini par être fixé.

Au point qu’il se tenait désormais devant la porte de la maison de Simon, un pack de bières dans une main, l’autre désespérément crispée dans la poche de sa veste. Et il hésitait encore, s'interrogeait encore sur cette idée probablement désastreuse à laquelle il n’avait désormais plus d’autre choix que de faire face. Ce serait juste une soirée, après tout. Ils joueraient à des jeux vidéos, parleraient, oublieraient le passé et tout ce qui pouvait encore poser problème entre eux et… Tout rentrerait dans l’ordre. Se convaincre de cela avait été le plus difficile, mais encore quelques minutes plus tôt, alors que Julian descendait la rue à pieds pour rejoindre la maison indiquée, il y croyait encore. Et il ne voyait aucune raison que ça change maintenant. Aussi repoussa-t-il toutes ces craintes ridicules en secouant la tête vaguement avant d’oser enfin presser la sonnette pour annoncer sa présence.

Sa gorge se noua peut-être davantage au cours des quelques secondes qu’il eut à attendre avant que la porte ne s’ouvre, mais un sourire lui échappa involontairement dès l’instant où son regard croisa celui de Simon. Indice qui aurait dû le convaincre encore plus que cette soirée n’était pas une si bonne idée, mais il ignora totalement cette possibilité. “Salut ! J’ai apporté les bières.” lança-t-il plutôt en soulevant légèrement le pack devant lui, étonné d’entendre sa voix calme et joyeuse alors que l’angoisse faisait battre son coeur comme jamais. “Prêt à souffrir ?” plaisanta-t-il, aussi légèrement que s’il n’était pas en train de paniquer complètement. Il jeta un bref regard au-delà de la silhouette de Simon, à l’intérieur de sa maison étrangement calme. “Ta fille n’est pas là ?” s’étonna-t-il. “Moi qui rêvais de la rencontrer enfin.” Ce qui, en plus d’être relativement vrai, tenait aussi d’une forme d’assurance pour lui. De voir la vie que Simon s’était construit sans lui, enfin réelle et palpable. Une solution efficace pour réduire à néant n’importe quel espoir malvenu pouvant encore s’éterniser. Dans la théorie, du moins.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mer 19 Sep - 13:46

J'avais cru un instant que ce n'était qu'une illusion, qu'il n'appellerait pas et que sans doute, il n'avait dit ça que pour pouvoir partir. Rencontrer son mari n'avait de toute façon pas aidé, me faisant culpabiliser bien plus, du moins jusqu'à ce qu'enfin il me parle, jusqu'à ce que ce rendez-vous soit prit. Elise aurait du être là, mais elle était à un âme ou on commençait à aller faire des pyjama party chez les copines et je ne me voyais pas la garder ici, même si soyons honnête, l'avoir dans les parages m'aurait sans doute permit de croire que je pouvais encore sauver les apparences. Mais non, elle n'était pas là et la simple idée que je sois seul avec lui était du coup parfaitement stressant. Je n'avais jamais autant rangé la maison, à quoi bon, tout le monde s'en fichait que la corbeille de fruit soit pleine ou vide, ou qu'il y ait deux coussins à gauche du canapé. C'était stupide, tout comme le fait de sursauté en entendant la sonnette l'était encore plus. Je ne savais pas ce que je faisais, ni ce que j'espérais, je n'avais même pas dit à Henry que Julian était revenu, je n'avais même pas dit qu'on avait bu un verre et qu'il devait venir à la maison. A quoi bon, pour lui Julian était juste mon meilleur ami, il n'était en rien une menace. J'étais le seul à avoir un jour cru, non espéré, que Julian m'aime, et encore aujourd'hui c'était le cas. Je ne devais pas paniquer.

Rejoignant la porte, j'avais ouvert, mon coeur se serrant légèrement en le voyant apparaître derrière la porte. Durant un instant j'étais resté là, à le regarder, ne revenant sur terre que lorsqu'il me demanda si j'étais prêt à souffrir. Je souffrais déjà, simplement car il m'était interdit, mais là il était question de jeu vidéo, rien de plus. « Ne prends pas trop la confiance Holt. », soufflais-je en réalisant bien trop tard qu'il ne s'appelait plus vraiment comme ça. M'écartant de la porte pour le laisser rentrer, je répondis à sa question alors que je fermais la porte, « Elle aurait du, enfin j'aurais bien voulu, mais l'école, les amie, les soirées pyjama... Visiblement parler garçon ou fille à douze ans devient classique. », déclarais-je en repensant à combien il m'avait été difficile de formuler quoi que ce soit à l'époque, « Mais bon, rester avec son père est moins important que parler des dernières photos instagram de notre capitaine de l'équipe de foot. », de décollant de la porte, je fis quelques pas en avant pour finalement désigner vaguement la maison du bout des doigts, « Mais fais comme chez toi. », de toute façon cette maison était impersonnelle au possible, il y avait bien trop de cadre remplie avec des visages que je ne connaissais pas. Trop de photo d'Henry avec des enfants qu'il avait sauvé et presque rien de nous. Seul lui et Elise semblait donner un semblant de cohésion à notre vie de famille... Je n'étais définitivement qu'une illusion et Julian allait finir par s'en rendre compte.

« Prêt à prendre une raclé ? » demandais-je un fin sourire sur le visage. Il fallait que je me concentre sur autre chose que lui, je devais absolument penser à ce que l'on avait prévu, pas au reste. Nous étions là pour jouer comme des adolescents non ? Pas pour que je pointe du doigts combien ma vie était un échec et combien je rêvais de lui dire ce que j'avais sur le coeur. Julian était mon meilleur ami, et son mari était quelqu'un d'extraordinaire, je ne pouvais rien faire, je ne pouvais ni lutter, ni même accepter de le faire. Je devais réellement me reprendre. « Tu veux boire quelque chose avant d'attaquer les bières au fait ? D'ailleurs j'ai prévu de commander les pizza après, je savais pas si t'aimais toujours la même chose alors j'ai préféré m'abstenir. », déclarais-je avec un sourire un peu plus sincére, bien que triste, je le connaissait par coeur à l'époque, mais aujourd'hui...
 

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Allen
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 21 Sep - 13:21


Il y eut cette brève seconde un peu gênante, au cours de laquelle la gorge de Julian se serra à s’entendre appeler Holt pour la première fois depuis des années, son regard un peu écarquillé balayant Simon un instant avant qu’il décide que ça n’avait aucune véritable importance. Ils jouaient à faire semblant d’être encore des adolescents, ce soir et à cette époque, il n’était que Julian Holt et sa vie lui semblait déjà bien assez compliquée comme cela. Aussi s’empressa-t-il de repousser au loin chaque pensée qu’il considérait comme dangereuse et interdite pour se concentrer sur la réalité. Et quel meilleur moyen pour cela que de rappeler l’existence d’un enfant dans la vie de Simon, sa fille dont il avait déjà clairement exprimé tout l’amour qu’il lui portait et comme chaque décision qu’il prenait désormais ne visait à rien d’autre que de lui assurer une vie heureuse. Et malgré ce qu’il affirma en constatant l’absence d’Elise, il fut tout aussi déçu que soulagé d’apprendre qu’elle ne serait effectivement pas là ce soir. “Tant pis, une prochaine fois.” souffla-t-il, faussement léger, en suivant Simon à l’intérieur. Ça lui fit un peu drôle d’entrer dans une maison supposée appartenir à son meilleur ami. Quelqu’un que, finalement, il n’avait connu que comme un adolescent. Pas le genre à avoir une grande maison et une petite famille. Il regarda partout autour de lui sans réellement oser faire comme chez lui et constata, perplexe, qu’il manquait pas mal de Simon dans cet endroit. Ou du moins, qu’il n’aurait pas deviné que le jeune homme qu’il connaissait autrefois vivait désormais ici. Il se demanda vaguement si Simon avait eu le même sentiment en entrant chez lui, quelques semaines plus tôt et son regard divergea une seconde vers l’homme. Mais probablement que non, en fait, Drew s’était donné du mal pour que leur nouvelle maison leur donne le sentiment d’être chez eux et il était parvenu.

Penser à son mari, tellement parfait, auquel il tenait sincèrement, ne lui fit pas le plus grand bien du monde, remettant cette culpabilité pourtant bien inutile au goût du jour et il fut soulagé que Simon le ramène de nouveau à la réalité en parvenant à se concentrer sur leurs projets. Julian, lui, parvint à sourire et avança dans le salon pour se laisser tomber sur le canapé avec plus de décontraction qu’il n’en ressentait réellement. “Rêve pas, je suis devenu bien meilleur avec les années.” mentit-il dans le seul but de fanfaronner et de détendre l’atmosphère. Il ne doutait même pas que Simon allait bientôt l’humilier quand ils se mettraient réellement à jouer, mais ça lui était dores et déjà égal, de toute façon. “Une bière, ça me va très bien et pas de viande dans la pizza, c’est tout ce que je demande.” Il se surprit de nouveau à regarder autour de lui, inspecter la pièce comme il aurait regardé un tableau dans un musée. Tout cela lui faisait très exactement l’effet de visiter un musée, en fait. Ce qui avait un petit côté effrayant, d’ailleurs. Son regard s’installa, pas très confortablement, sur une photo d’Henry entouré de quelques enfants grands sourires aux lèvres. Il y resta quelques secondes, ses propres lèvres pincées dans une drôle de grimace. “Il a vraiment l’air d’un type génial.” souffla-t-il, sans même prendre la peine de préciser de qui il parlait ou de désigner la photo pour aider un peu Simon à suivre son cheminement de pensées. Il resta à observer la photo un petit moment, prenant chaque détail en considération, comme s’il pouvait percer un secret important cacher dans une image figée à jamais.

“Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?” demanda-t-il après un moment, se forçant enfin à relever les yeux vers Simon. Et pour le coup, il était sincèrement curieux. Pas totalement sûr qu’il apprécie d’entendre la réponse, mais… Les choses étaient ce qu’elles étaient, pas vrai ? Il ne changerait pas quoique ce soit maintenant, il n’en avait même pas réellement envie. Après tout, ils vivaient tous deux une vie heureuse, non ? Et il n’avait aucun désir de changer ça, de compliquer tout et de faire souffrir qui que ce soit. Tout cela passerait très vite, tout rentrerait dans l’ordre. À la fin de cette soirée, peut-être. Quand il aurait retrouvé son ami, qu’il rentrerait auprès de son mari et qu’il réaliserait combien il était stupide, mais heureux.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 21 Sep - 16:05

J'avais envie que ma fille l'aime bien, pour une raison parfaitement égoïste sans doute, mais si elle appréciait Julian peut-être que... Non, elle adorait Drew, il l'avait nourri au jus de fruit aussi et c'était certainement un de ses points faibles. Mais passons, on était pas là pour ça, on était là pour jouer et je préférais m’intéresser à ça. D'ailleurs, je commençais déjà à lui mettre un peu la pression, histoire de lancer les hostilités et si il se pensait encore meilleur, il allait vite être détrompé. Souriant toutefois à ses mots, je me détournais pour aller prendre ce qu'il me fallait, en profitant pour mettre ses bières au frais avant de revenir avec ce que j'avais encore dans le frigo, « T'es végétariens ? », demandais-je avec curiosité, de toute façon on commanderait plus tard, donc on avait encore le temps. Lui tendant sa bière, je reportais un peu brutalement mon attention sur Henry et ses photos quand il le qualifia de géniale. Oui il l'était et c'était bien le problème. Comment j'étais censé poignarder un mec comme lui ? Comment j'étais censé lui dire que tout était fini alors qu'il voulait m'épouser. Mais vouloir n'était pas la même chose que pouvoir. « Il l'est. », répondis-je sans m'étendre avant de finalement me laisser tomber sur le canapé, non loin de Julian. Il me surprit toutefois en posant une autre question, me forçant à le regarder, à chercher si c'était par pure gentillesse ou réel. « A la fac. », commençais-je simplement, un peu plus calme que je ne l'aurais cru.

Détournant mon regard pour le poser sur les photos devant moi, je bus une gorgée de bière avant de répondre, « Elise venait de naître, mes parents venaient m'aider, mais ils avaient une vie et sa mère aussi. Du coup j'ai souvent eu des coups de panique et j'allais un peu trop souvent là-bas. », un léger sourire prit naissance sur mon visage, mais ce n'était rien de plus que pour Elise, Henry, je n'étais même pas certain d'avoir encore la moindre tendresse sur notre relation et ses débuts. « On s'est souvent vu, il était en pédiatrie et puis de fil en aiguille il a finit par me donner son numéro et même à venir hors de ses gardes quand Elise faisait quelque chose d'étrange. J'étais tellement obnubilé par ma fille que j'ai pas remarqué que je l’intéressais et un soir en repartant il m'a embrassé et il est resté. », il était le premier avec qui j'étais sortie après ma fille, mon dernier mec n'ayant pas vraiment supporté que j'ai pu couché, même par accident avec une femme et la mettre enceinte. J'étais perdu, fragile aussi à l'époque et Henry m'avait sauvé, même si nous étions resté bien trop sage même pendant nos premiers mois. On ne se voyait pas et avec la petite... « Ca me fait toujours bizarre de me dire que ça fait presque douze ans qu'on est ensemble... » et que pourtant, rien n'a jamais été passionné, ni brûlant. Que nous sommes devenu trop rapidement des parents sages et responsable oubliant leur couple.

Et c'était ça qui m'avait toujours manqué, malgré l'amour que j'avais pu lui porter. Dans un sens j'aurais du le rencontrer avant Elise, mais peut-être qu'il ne serait pas resté. Encore une fois, par jalousie sans doute, je ne cherchais pas à en savoir plus sur Drew et lui. Je ne pouvais pas et pensé à l'échec que ses douze dernières années sentimentalement parler et penser à cet ami que j'avais tant aimé et qui semblait à présent si heureux en autre chose qu'un ami. « Je te mets une branlé ou tu continues de gagner du temps ? » demandais-je en le regardant avec un sourire plus sincère. Me levant à nouveau, je tirais un carton pour le poser devant lui et lui faire un topo, « Alors toutes ses consoles fonctionne, elles sont presque aussi vieille que nous au passage, enfin que toi t'es quand même le plus vieux. Et tout les jeux aussi… », Nintendo 64, Sega, Play Station, tant d'ancienne console avec des graphismes sans doutes horribles, mais qui avaient bercé notre enfance. « Et il y a bien Goldeneye sur 64, mais je suis pas sur que tu sois prêt psychologiquement pour prendre la branlé de ta vie Holt. », je fermais les yeux, conscient que je manquais de respect à son mari, mais je n'y arrivais pas, je ne pouvais pas parler de l'homme qui... Qui m’empêchait de tromper le mieux ? Oui très clairement.
 

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Allen
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mar 25 Sep - 16:24


“Végétarien, oui. Personne n’est parfait, pas vrai ?” Ce fut la toute dernière plaisanterie encore sincère que Julian parvint à formuler avant que son regard ne se perde sur une photo du fiancé, tellement parfait, beau et entouré d’enfants malades qu’il venait probablement tout juste de sauver au moment où l’objectif avait immortalisé ce moment. Il connaissait déjà le visage de l’homme, pour l’avoir vu trop souvent au détour d’une photo sur les réseaux sociaux. Il connaissait aussi, à son plus grand désespoir, le parfait dessin de ses abdos. Personne n’était parfait, à part peut-être Henry Machin… Mais Julian avait aussi un homme parfait dans sa vie, un homme qu’il aimait et avec qui il comptait bientôt fonder une famille et ce fut Drew qui pesa finalement en la faveur d’une trêve pour sa profonde haine inutile envers Henry. Il se dit bêtement, que s’il en savait plus au sujet de cet homme, de la relation qu’il entretenait avec Simon, ce serait moins difficile de l’accepter et se lança donc dans une question qui aurait dû rendre son fiancé particulièrement loquace. Mais non. À la fac. Juste ça. Puis un long silence et quelques détails encore, mais pas d’étoiles dans les yeux de l’amoureux, à se demander s’il l’était réellement. Une fois de plus, Julian pinça les lèvres, perplexe et agacé. Il le fut encore plus en apprenant qu’ils étaient ensemble depuis presque douze ans déjà. “Vous allez bien ensemble.” mentit-il, plus pour dire quelque chose, à vrai dire.

Simon n’était pas à l’aise avec cette conversation, clairement et il changea rapidement de sujet, laissant Julian sur sa faim. Il n’insista pas et reporta toute son attention sur le véritable intérêt de cette soirée : les consoles étalées devant eux, souvenir poussiéreux de leur enfance, quand tout était encore supportable. “Va pour Golden Eye. Tu ne me fais plus peur depuis bien longtemps, je te signale !” répondit-il avec la même fausse assurance qui ne trompait personne. Il laissa Simon installer la console, se reposant tranquillement sur le canapé en avalant enfin quelques gorgées de sa bière tandis qu’il regardait faire son ami. Tout était désespérément comme par le passé. Pas l’environnement, ni vraiment leur relation, mais l’idée de leur amitié et l’insoutenable attirance qui forçait ses yeux à rester fixés sur Simon, même quand il n’aurait pas dû. Un soupir lui échappa quand l’homme revint s’asseoir près de lui et, d’une nouvelle longue gorgée, il vida pratiquement sa bière. Ce qui n’était sans doute pas un très bon plan, mais au moins eut-il l’illusion, un instant, de contrôler quelque chose et de se sentir un peu moins tendu.

L’illusion s’intensifia au cours du jeu. À force de concentration sur ce qui se passait à l’écran, Julian en oubliait la gêne et se glissait d’autant plus facilement dans la peau de son ancien lui. Il n’était certainement pas devenu meilleur aux jeux vidéos, pas meilleur que Simon en tout cas, mais il continuait de persévérer et de faire preuve de mauvaise foi, de s’esclaffer régulièrement et même de réussir à se sentir à sa place, à entretenir de vagues conversations sur le jeu en lui-même et rien de plus sérieux. À oublier, un instant, tout ce qui n’allait plus entre eux ou dans sa vie de manière générale. Après un long moment de défaite cuisante, cependant, il finit par se tourner vers Simon de nouveau, air exaspéré au visage. “Je te laisse gagner uniquement parce que je sais que ça compte réellement pour toi.” lâcha-t-il avec une assurance qui ne trompait personne et, peut-être, une légère pointe d’agacement qui rendait ses propos encore moins crédibles. Il avait déjà vidé deux canettes de bière, dont les cadavres reposaient encore sur la table basse devant eux et son manque d’habitude avec l’alcool ne se faisait que très légèrement sentir pour le moment. Il avait juste un peu plus chaud, se sentait un peu plus joyeux et ne montra pas le moindre signe d’hésitation quand il posa la manette sur ses genoux pour se défaire de son pull qu’il oublia sur le dossier du canapé contre lequel il se reposa ensuite. Ses yeux se fermèrent presque tous seuls tandis qu’il levait le visage vers le plafond. “La prochaine fois, on ira jouer au basket et tu verras.” souffla-t-il vaguement menaçant.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mar 25 Sep - 16:43

Savoir qu'il me jugeait aller bien avec Henry empira peut-être la situation, me faisant me tendre avant que je ne sois obliger de changer de sujet pour me concentrer sur la suite. Jouer, on était là pour jouer, rien de plus. Sortant donc de que j'avais, je proposais un jeu sur lequelle j'avais de passer des heures avant qu'il n'accepte, soulignant à tort que je ne lui faisais plus peur depuis longtemps. Levant les yeux au ciel en guise de seul réponse, je branchais la console avant de lancer le jeu. Et durant tout le temps ou dura la partie, c'était de n'était plus que lui et moi, comme avant, à s'envoyer des piques sur notre style de jeu avant que finalement une pause ne s'impose d'elle-même. Je commençais sérieusement à avoir faim, et vu les cadavres de bière devant nous, ça ne serait pas de trop que de manger un peu. Sortant mon téléphone pour commander, mon regard fut attirer par Julian, par ce qu'il faisait et sans que je ne le veuille vraiment, je fis incapable de décrocher mon regard de lui durant de longues secondes. C'était débile, il retirait juste un pull, mais il le retirait, il se mettait à l'aise et mon coeur battait plus vite. J'étais vraiment un adolescent à cet instant, j'avais mon meilleur ami dont j'étais amoureux devant les yeux et comme à l'époque, chaque vêtement gagné me donnait l'impression, l'espoir qu'un jour je réussirais à lui dire combien je l'aimais. Mais je n'étais plus un ado et de toute façon c'était juste l'alcool non ?

Détournant les yeux, je reportais mon attention jusqu'à ce qu'il ne parle d'aller jouer au basket la prochaine fois, car oui, monsieur me laissait gagner pour me faire plaisir, mais mon cerveau avait eu du mal à fonctionner après ça. « C'est mal d'utiliser le fait que tu es le seul Asiatique dépensant le mètre quarante pour gagner face à un mec de taille normal. », soufflais-je en commandant les pizzas sur leur site avant de me lever pour prendre les cadavres et aller les jeter à la poubelle. Enfin pour les mettres dans le carton de recyclable. Il ne manquait plus que je jettes mal mes déchets maintenant. Revenant au salon avec d'autre bière, je l'informais, « Les pizzas sont en route et c'est pas une chaîne, on mange local et bio ce soir, bon par contre c'est toujours pas équilibré. », déclarais-je avec un sourire franc sur le visage. J'étais pas un monstre sur consommant, mais disons que j'étais un père de famille et que c'était pas toujours facile de ne pas céder à des caprices de gamins, et de moi aussi, mais les bonbons restaient beaucoup trop tentant pour moi.

« Je te croyais plus combattif que ça, enfin je t'ai connu plus combatif. », mais si on s'était envoyé des piques, on n'avait pas vraiment était jusqu'au bout, « Y'a une époque où tu t'asseyais sur les gens pour gagner et c'était souvent un échec, c'est peut-être ça le pire. ». L'alcool aidait mine de rien à ne plus être aussi tétanisé, mais c'était pas encore ça. Retirant mon pull à mon tour, je le laissais tomber non loin de là avant de me pencher pour saisir une autre bière que j'entamais, « Et à cette même époque, une simple bière suffisait déjà à ce qu'on soit bourré, je pense qu'on dépensait beaucoup moins d'argent en soirée à cette époque. Quoi que... », secouant la tête, je repris, « J'ai comprit avec Elise qu'être bourré ne me réussissait pas vraiment... Enfin même si techniquement, si j'avais pas été bourré je n'aurais pas de fille... Je suis un père horrible je crois. », soufflais-je en éloignant cette bière de moi. Comme si ça pouvait m'éviter d'en prendre plus et de sombrer réellement. J'étais joyeux pour le moment, apte à le regarder, à lui faire face, mais pas suffisamment pour céder à quoi que ce soit et faire une erreur. Car je devais pas faire d'erreur. Car je n'avais pas le droit de lui gâcher sa vie à lui. « Le lycée te manques pas parfois ? Enfin le fait d'être ado ? », on en avait tellement parlé que j'avais l'impression de ressasser, mais après ça comment ne pas le faire ?
 

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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mer 26 Sep - 23:29


Un rire étonnement sincère échappa à Julian à la plaisanterie de Simon sur les asiatiques. Il releva aussitôt les yeux vers son ami et se força à lui lancer un regard noir qui n’avait pas une once de sincérité. “Mon mari fait un mètre quatre-vingt-treize !” informa-t-il avec une certaine pointe de défiance parfaitement innocente, pour le coup, dans la seule intention de se défendre face à cette désespérante tentative de bagarre. Il ne réalisa même pas vraiment que ce genre de déclaration aurait pu être malvenue, ni même que c’était pratiquement la première fois qu’il osait parler de Drew aussi clairement devant Simon. Et pourquoi pas, après tout ? C’était bel et bien son mari et il le resterait jusqu’à leur dernier souffle, comme ils se l’étaient promis. Parce que Simon avait ce foutu médecin taillé comme un Dieu. Et aussi parce qu’il aimait Drew. Oui, ça aussi. Ne rien avoir mangé et pourtant déjà avalé un peu trop d’alcool rendait Julian beaucoup plus ouvert. Le fait qu’ils aient réussi à passer plusieurs minutes l’un avec l’autre sans qu’aucune tension ne s’installe aidait aussi beaucoup. De toute façon, avant qu’il n’ait le temps de se rendre compte que parler de son mari à un homme qui lui plaisait n’était peut-être pas la meilleure idée au monde, Simon avait déjà disparu et était déjà revenu pour lui parler des pizzas. “Tu fais un effort pour moi ou pour la planète ?” s’étonna-t-il de ce même ton taquin. C’était peut-être un peu triste qu’il lui faille boire pour réussir à se détendre aux côtés de Simon, mais bon… Au moins, ça fonctionnait. Beaucoup mieux que lors de leur dernière rencontre.

Un autre rire suivit rapidement, chassant au loin toute tentative de prendre un peu de recul sur la situation, une autre plaisanterie de Simon et un souvenir lointain de soirées semblables entre eux, à une époque où tout était incroyablement différent. “Si je m’asseyais sur toi avec mon corps de géant, tu ne survivrais pas trois secondes… J’ai pas envie de te tuer, je t’aime bien, même si t’es vraiment agaçant avec une manette entre les mains.” Il se redressa après ces mots, se penchant vers Simon en continuant de parler. “D’ailleurs, tu sais quoi. C’est fini, plus de manette pour toi.” Et aussi simplement que ça, il repoussa l’objet aussi loin que possible, hors d’atteinte pour Simon. Il retrouva sa place à temps pour voir l’homme se délester de son pull à son tour et de s’ouvrir une autre bière avant de faire si justement remarquer qu’ils ne tenaient peut-être toujours pas très bien l’alcool. Ou du moins que Simon, lui, n’y résistait pas très bien et que c’était à cette faible constitution qu’il devait son adorable fille. “Alors plus de bière pour toi non plus.” décida Julian en lui volant la canette qu’il tenait entre ses mains. Il avala deux longues gorgées avant de se reposer confortablement contre le dossier du canapé, appuyant sa tête en arrière alors qu’il posait ses pieds sur la table basse. La bière resta un moment sur ses genoux et il prit le temps de réfléchir quelques secondes en regardant le plafond, juste après que son ami lui ait demandé si le lycée ne lui manquait pas.

C’était une question intéressante. Sans doute pas bien compliquée, dans le fond, mais qui sembla préoccuper réellement Julian pendant un long moment. “Ça me manque, quelques fois, mais je sais pas… Pas tout le temps.” admit-il avec plus de sérieux. Il but une autre gorgée de bière avant de la rendre à Simon. “Forcément que ça me manque, aujourd’hui je dois payer un prêt, obéir à un patron qui accepte à peine de me laisser ma chance, penser aux factures, aux gosses… Tout était plus facile au lycée, je me posais moins de questions. Et on s’amusait bien, tous les deux. Le truc le plus horrible pour moi, à l’époque, c’était de savoir si j’étais vraiment gay, vraiment amoureux de mon meilleur ami ou juste jaloux qu’il préfère traîner avec d’autres mecs que moi et incapable d’avoir ma propre personnalité.” Il regardait toujours vers le plafond, ne réfléchissait plus tellement. L’alcool, l’ambiance, Simon… Tout était réuni pour qu’il se sente assez bien pour parler, avec un certain détachement, comme s’ils pouvaient encore tout se dire, comme autrefois. “Mais j’avais carrément moins de fric et une vie sexuelle inexistante et beaucoup trop de devoirs à faire, si tu veux mon avis.” Il se mit à rire à cette conclusion, fermant les yeux au passage, bien décidé à ne pas les rouvrir de si tôt.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Jeu 27 Sep - 0:00

Son mari était immense, j’avais eu le plaisir de le découvrir, mais avoir le chiffre exacte me donna le vertige, je devais partir, jeter nos cadavres. Et quand je retrouvais le courage de lui parler, de lui dire ce que je venais de faire, sa voix m’arracha un sourire. Comme si je pouvais changer une habitude pour lui. Oui je pouvais, la preuve étant je faisais attention à tout, surtout avec lui dans les parages. Revenant sur comment gagner, il m’affirma que si il s’asseyait sur moi, je risquais de mourrir écrasé sous lui et qu’il n’avait pas vraiment envie que ça arrive, car il m’aimait bien malgré mes talents avec une manette. C’est d’ailleurs sur ses mots qu’il se pencha vers moi, me faisant cesser de respirer un instant comme un ado débile qui aurait pu voir son rêve se réaliser. Mais non, à la place il me vola ma manette sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. L’alcool jouait sur nous deux, très clairement, et je soulignais combien nous étions encore fragile à ce breuvage en avouant comment ma fille était plus ou moins nait, et cette phrase suffit à le décider à me priver de bière en se penchant à nouveau pour me voler ma canette et y boire. Quelque chose clochait chez moi, mais ca semblait si naturel, comme avant. Lui détendu, seigneur de la pièce et moi le regardant avec l’espoir qu’il y ait plus qu’une amitié, mais je l’avais fantasmé à l’époque et ce n’était qu’un fantasme, du moins je le croyais.

Je m’étais risqué à une question qui sembla moins simple pour lui que je ne l’aurais cru. Est-ce qu’être lycéen lui manqué. Et sa réponse fut dans un premier temps ce à quoi je me serais attendu, ça dépendait trop. Récupérant ma bière au passage, j’en repris une gorgée alors qu’il exposait les pour et les contres, mais ce fut lorsqu’il évoqua son orientation que je faillis m’étouffer. Il ne savait pas si il était amoureux de moi à l’époque ou si c’était juste de la jalousie de me voir avec d’autre que lui. Il avait cru m’aimer ? Mon coeur s’était emballer et le besoin de boire avec. Finissant ma bière, je n’étais pas bien sur de ce qu’il avait dit en suite, j’étais juste arrêter sur cette annonce, sur cet amour qu’il avait dit me porter. Il était amoureux de moi, du moins il doutait suffisamment pour se poser la question comme j’avais pu le faire.

Je restais un long moment incapable de dire quoi que ce soit, je le fixais juste lui, imaginant ce qu’aurait été les choses plus que jamais alors qu’un nouveau cadavre échoué sur la table, alors que ma voix brisait enfin le silence. « Pourquoi tu m’as rien dit ? J’étais gay c’est pas comme si toi t’avais pu douter de ma sexualité… », contrairement à lui. Je ne supportais pas de le voir sortir, de le voir avoir des copines et je l’aimais, bien plus que j’aurais du l’aimer en tant qu’amis, mais j’avais toujours, j’avais toujours eu peur de ce qu’il aurait pu dire ou faire si je lui avais dit et en cet instant, le respect que j’avais pour son mari et pour Henry semblait disparaitre. Pourtant je ne pouvais pas, même si mes mots semblaient déjà lui reprocher son silence, je ne pouvais pas dire à Julian ce que j’avais sur le coeur. Alors quoi, je devais me taire moi aussi ? Je devais lui mentir ? Non, je ne pouvais pas mentir à mon meilleur ami après tout, ce n’était que de l’honnêteté, rien de plus et ça ne changerait rien de savoir ça ? Si ça changerait beaucoup de chose car en cet instant mon esprit et mon coeur s’affolaient pour savoir combien j’avais le droit de l’aimer, combien j’avais le droit de faire ce que je m’apprêtais à faire. « J’ai été jaloux et en colère quand j’ai apprit que t’étais gay. », j’avais eu envie de tout retourner ce jour là, j’avais eu envie de venir le voir et lui demander pourquoi il ne m’avait rien dit, pourquoi il m’avait empêcher de pouvoir être pleinement honnête avec lui. « C’est stupide, mais je t’aimais au lycée, pas comme j’aurais du aimer mon meilleur ami. J’étais amoureux de toi et j’avais peur de t’en parler, peur que tu partes. », me penchant pour ouvrir une nouvelle bière, je n’en pris pas de suite une gorgée, je réalisais seulement ce que j’étais en train de dire. J’avais l’espoir stupide que quoi ? Il allait divorcer et qu’on pourrait vivre heureux ? Non, on était des adultes, on pouvait juste être honnête. « On se disait pas tout visiblement. », soufflais-je la tête baissé, le coeur battant. J’étais un connard de faire ça, mais j’avais passé tellement de temps à espérer ça que je ne pouvais pas… Je n’aurais pas du, c’était une évidence, mais il l’avait dit, du coup c’était de sa faute non ? « Et tu vas pas me faire croire que t’avais plus de devoir au lycée qu’à la fac ! », finis-je par dire avec une bonne humeur feinte. Je ne pouvais pas nous laisser sur ça, je n’avais pas le droit.
 

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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 28 Sep - 13:43


Il n’avait pas réfléchi avant de parler et ne se rendait même pas compte de ce qu’il venait de dire. Ou de la portée que cela pouvait avoir sur Simon, du moins. Dans la brume de l’alcool, tout devenait étonnamment clair aux yeux de Julian. Il était marié et bien loin d’être encore un adolescent. Encore un peu perturbé ces jours-ci, parce que sa vie prenait un tournant important et qu’il se retrouvait à Los Angeles, plongé dans les souvenirs de son passé. Tout cela lui faisait se poser des questions qui n’avaient pas lieu d’être, tout simplement. Mais ça n’était que lui, que son problème et Simon vivait sa vie comme il l’avait toujours fait : sans rien ressentir de complètement déplacé pour son meilleur ami. Tout cela avait beaucoup de sens aux yeux de Julian, tout à coup, tellement qu’il ne broncha pas plus quand l’homme à ses côtés s’étonna qu’il ne lui ait jamais dit, à l’époque, ce qu’il croyait ressentir pour lui. Julian haussa les épaules à cette question, sans même prendre la peine de rouvrir les yeux et il parlait toujours sur ce même ton détaché et tranquille quand il osa une réponse. “J’en sais rien, j’te l’ai dit, j’étais paumé. J’arrivais pas à savoir si c’était réel, si je ressentais vraiment quelque chose ou si j’étais juste possessif et incapable de vivre ma vie sans qu’elle soit intimement liée à la tienne.” souffla-t-il, se remémorant vaguement cette époque qui lui semblait si lointaine. Il avait été ridicule, sans doute. Il le voyait maintenant, mais à l’époque, mis devant le fait accompli… ça n’était pas aussi simple. “J’avais peur de dire un truc et… J’en sais rien, qu’il se passe quelque chose entre nous, pour que je réalise après coup qu’en fait, c’était juste de la jalousie mal placée et de perdre mon meilleur ami dans l’affaire. J’étais un gosse, ça me semblait plus simple de prendre aucun risque.” Un nouveau haussement d’épaule vint mettre un terme à cette confidence qu’il ne parvenait toujours pas à voir comme un véritable problème. Il avait réagi comme un crétin, peut-être, d’autant plus quand il se retrouvait marié à un homme une décennie plus tard, dépouillé du moindre doute sur sa sexualité, mais il ne pourrait jamais retourner en arrière alors, à quoi bon se flageller davantage avec cette histoire ?

Il aurait certainement préféré qu’ils en restent vraiment là. Il lui fallut un petit moment pour s’en rendre compte, cependant. Tout allait bien, pour Julian du moins, il y avait un peu de nostalgie ou de regrets, mais rien de plus. Jusqu’à ce que Simon ne se décide à parler à son tour, à dire des choses relativement surprenantes, relativement… Julian se redressa d’un bond, comme s’il venait de se prendre une décharge et tourna les yeux vers son ami. Son ami, rien d’autre, qui venait de lui avouer avoir, lui aussi, entretenu des sentiments à son égard. À la même époque, au même moment. Il se crispa, sentant son coeur battre plus fort, beaucoup trop fort et une chaleur assez désagréable couvrir son visage. Paradoxalement, il ressentait d’horribles difficultés à respirer, quand bien même l’air entrait dans sa gorge à un rythme insoutenable. C’était… Tellement… Il avait envie de hurler. Toutes ces années, toutes ces occasions manquées. Que serait-il advenu de leur vie s’ils avaient osé se faire cet aveu seize ans plus tôt ? C’était une question dangereuse, une question que Julian n’avait pas le droit de se poser et pourtant, il n’arrivait plus à s’en empêcher. Et même s’il avait avoué quoique ce soit, ça n’aurait rien changé ou ça n’aurait fait qu’empirer la situation, n’est-ce pas ? Il n’était pas prêt à cette époque, il le savait même maintenant. Il aurait réellement perdu son meilleur ami et malgré tout, la question continuait de s’imposer, refusant une réponse aussi mature et réfléchie, préférant s’accrocher à un espoir, un fantasme d’adolescent frustré.

Il ne parvint pas à dire un seul mot, pas plus qu’à rire quand Simon tenta d’apaiser la tension avec une plaisanterie pourtant parfaite. Il voyait seulement l’ironie de toute cette histoire briller comme des néons sous ses yeux jusqu’à lui brûler la rétine. Et il était incapable de penser à autre chose, à tous les “et si” dont ils s’étaient privés, qui n’obtiendraient jamais de véritable réponse. “Je me suis toujours demandé ce qui se serait passé, si j’avais osé te dire la vérité.” souffla-t-il, presque sous le choc. Totalement sous le choc, en fait. Et il venait de dire la vérité. Sauf qu’il n’était pas sûr de ce qui se passerait maintenant, persuadé qu’il était trop tard pour qu’ils aient cette conversation. Persuadé aussi, que, peu importe le dénouement de cette soirée, ils ne pourraient jamais vraiment redevenir ce qu’ils avaient été. La porte des possibilités ne se refermerait pas et les questions continueraient de peser entre eux. “Je me pose encore des questions sur toi, sur nous. Même aujourd’hui.” reprit-il sur le même ton absent, stupéfait serait plus juste. Il ne réalisa même pas qu’il s’était rapproché. Juste un peu, trop peu. Trop tout court. “Surtout aujourd’hui.” Le choc l’empêchait au moins de regretter chaque parole qui lui échappait et heureusement, d’ailleurs. Ou peut-être pas. Il aurait dû partir avant qu’il ne soit trop tard ou au moins changer de sujet, faire comme si de rien était. Cette partie là restait limpide dans son crâne, mais elle pesait si faiblement comparé à tout le reste.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 28 Sep - 15:02

Ne prendre aucun risque, c'était sur ça qu'on avait basé nos vies, ne prendre aucun risque ? Je ne pouvais pas rester là à ne rien dire, quand bien même j'avais envie de le faire, quand bien même j'aurais du le faire. C'était mon meilleur ami, il était marié, je ne pouvais pas tout lui arracher juste parce que j'avais grandit avec cette frustration. Pourquoi je finis par lui avouer, la tête caché dans cette bière qui ne me sauverait pas. Je savais qu'il n'était plus affalé sur le canapé, je le voyais du coin de l'oeil et pourtant cela ne m’empêcha pas de continuer, de planter un couteau dans le dos de son mari, de Henry et d'Elise aussi. Qu'est-ce qui m'avait prit sérieusement ? Je m'attendais à quoi hors mit ce silence gênant ? Rien, il n'y avait aucune autre façon d'avancer. Alors j'avais tenté de changer de sujet, sans succès et il finit par briser le silence en enfonçant lui aussi une lame au plus profond de mon coeur. Que ce serait-il passé si il avait osé dire la vérité ? Ou en serions nous ? Je ne pouvais pas penser ainsi car je n'aurais tous simplement pas eu Elise. C'était insensé dans le fond, pourquoi en étions nous là ? Pourquoi on en parlait encore ?

J'aurais tout fait pour disparaître à cet instant, mais il prononça quelques mots qui ne firent qu'empirer les choses. J'avais enfin eu le courage de relever les yeux vers lui, le coeur serré alors qu'il avouait se poser la question encore aujourd'hui. Ce fut une tempête qui me secoua en cet instant, mon coeur tambourinant avec tant de violence que j'avais peur de perdre connaissance à tout instant. Je voulais, j'essayais vraiment de me convaincre que tout ça était une mauvaise idée, mais il s'était approché et je me sentais de nouveau fébrile, comme un adolescent face à son grand amour, ce qui était encore le cas. Je ne m'étais pas sentis aussi fragile, aussi faible depuis tellement d'années, pourtant il n'y avait rien, rien d'autre que des mots. Des mots qui suffisaient déjà à marquer mon esprit et mon coeur comme de la lave marquait la nature. Surtout aujourd'hui... Tout tournait en boucle dans mon esprit, ses mots, ses pensées, ses confidence et avant que je n'ai réellement eut le temps de la réaliser, j'avais réduit la distance entre nous. Une de mes mains s'étant posé douloureusement sur son visage alors que mon visage frôlait à présent le sien, mes lèvres restant figé à quelques centimètres à peine des siennes. J'avais eu un sursaut de conscience, la raison revenant brutalement à mon esprit pour m'empêcher de faire ça, quand bien même je me consumais littéralement dans l'espoir de le faire. Combien d'années étaient passé ? Combien de jour à en rêver et à pourtant s'empêcher aujourd'hui d'y céder. Si je l'aimais je n'avais pas le droit d'aller plus loin. « J'ai aucune idée de ce que serait aujourd'hui si tu l'avais dit, mais à quoi ça sert d'y penser de toute façon. », soufflais-je avant de m'éloigner le coeur lourd. Me remettant debout, je repris cette bière pour en prendre une large gorgée et m'éloigner, « J'étais déjà jaloux de Drew le jour où j'ai apprit et où j'ai vu que vous étiez ensemble. Et maintenant je le connais, il est parfait, il a soigné ma fille et t'es marié Julian. T'es marié, c'est fini les "et si", t'es marié... », je n'aurais jamais du rien dire, jamais, « Et moi je vais me marier à quelqu'un que je n'aime plus vraiment simplement car je suis un monstre de pas l'aimer et de rêver depuis des années de le quitter. Mais Elise l'aime et moi j'aime un homme marié, y'a rien qui va changer maintenant. Y'a rien qui peut changer. T'es marié, j'ai une fille et si je rêverais sérieusement que Drew n'existe pas que ce soit moi, je n'aurais pas eu Elise, et si jamais elle avait été là, ça voudrait dire qu'on serait plus ensemble parce que j'aurais couché avec une femme en étant bourré et qu'à aucun moment j'aurais pu te regarder à nouveau en face. », pourquoi j'étais à bout de souffle au juste ? Pourquoi je tremblais ? Parce que la vérité aller le faire partir.

M'asseyant sur un fauteuil non loin de lui, je finis par reprendre, « Et dans tout les cas toi et moi c'est mort maintenant... J'aurais rien du te dire et je devrais pas espérer que comme par miracle le fait qu'on sache tout toi et moi règle mes problèmes. », ca ne règlerait rien... « Je suis désolé Julian. », murmurais-je conscient que ça ne réglerait plus rien. J'avais envie de me lever et de l'embrasser, mais les dégâts seraient trop énormes. Il souffrirait, Drew et Henry aussi, et comment expliquer à ma fille que son père gay était en plus infidèle ? Je me sentais déjà coupable de ne plus rien ressentir de véritablement fort pour Henry, mais à présent c'était pire.
 

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