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 You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian

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Allen
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 12 Oct - 18:13


Qu’attendait-il, exactement ? Faire ces aveux, seize ans plus tard, alors que ni l’un ni l’autre ne pouvait plus rien y faire, c’était ridicule et stupide. Un peu cruel aussi, d’autant plus maintenant qu’il savait que Simon partageait ses sentiments. Ça n’apporterait rien de bon, ça n’apaiserait certainement pas les tensions et la gêne entre eux. D’autant plus avec ce silence qui s’éternisait et Simon qui s’approchait davantage. Que faisait-il, exactement ? Julian aurait voulu - aurait dû - fuir, mais lorsque la main de l’homme se posa sur lui, il se retrouva complètement paralysé, incapable de bouger ou de respirer, ses yeux écarquillés posés droit devant lui sur le visage de plus en plus précis de Simon. Il retint son souffle, interdit, jusqu’à ce que ce dernier ne se recule précipitamment, après avoir lâché quelques mots relevant davantage d’une évidence que d’une vraie question. Ça ne changeait plus rien d’en parler maintenant, en effet. Mais ça n’en restait pas moins étrangement douloureux de l’admettre. Les épaules de Julian s’affaissèrent un peu quand il fut enfin libéré de l’emprise de Simon et il parvint à bouger de nouveau, juste assez pour suivre son ami des yeux tandis que celui-ci se mettait quasiment à faire les cents pas dans le salon tout en continuant de parler.

“C’est moi qui suis désolé.” souffla Julian après une douloureuse éternité à s’écouter dire ce qui, hélas, ne changerait jamais vraiment. “Je n’aurais pas dû… Je ne sais pas ce qui m’a pris de te dire tout ça. C’était stupide.” Ce fut à son tour de se lever, désormais incapable de rester en place, alors qu’il continuait de se poser la même question encore et encore : pourquoi avoir dit tout ça ? Qu’espérait-il obtenir maintenant ? Tout n’était pas au beau fixe entre Drew et lui, dernièrement, mais il n’avait absolument aucune envie d’être le genre d’homme capable de tromper son mari et rentrer sagement à la maison ensuite à faire comme si de rien était. Il n’y arriverait pas de toute façon et il ne voulait pas que les choses se passent comme ça. Alors quoi ? Il n’allait pas non plus balancer toute sa vie par la fenêtre, dix ans de relation, des projets, un avenir, pour un petit crush de lycée qui peinait à s’effacer. Ça finirait par passer, il en était certain. Il faudrait seulement être patient. Et probablement arrêter de voir Simon pour de bon, même si cette idée ne l’enchantait guère plus. “Fais comme si je n’avais rien dit, ok ?” demanda-t-il dans un petit rire pas vraiment joyeux, son regard parvenant à peine à rester sur l’homme plus de quelques secondes avant de s’en éloigner comme s’il venait de se brûler la rétine. Il fit quelques pas sans trop savoir dans quel but et se retourna encore pour affronter Simon.

Et de nouveau, il se retrouva comme paralysé et resta planté là à regarder l’homme comme si la solution miracle tomberait du Ciel tout à coup. Il savait qu’il devait partir. Il savait aussi qu’ensuite, il ne remettrait jamais les pieds dans cette maison, qu’il ne reverrait jamais Simon. Pouvait-on réellement lui reprocher de ne pas en avoir envie ? Il perdait un ami ce soir, en plus de tout le reste et quitte à le perdre, il ne parvenait à empêcher cette petite voix de lui souffler qu’il aurait mieux fait de trouver une bonne raison à cela. “Je devrais…” Il pointa dans son dos d’un geste de la main sans trop parvenir à parler au travers de sa gorge nouée. Sans bouger non plus. Mais il le fallait. Rester là à piétiner sur place ne l’aiderait certainement pas. “Je devrais y aller.” essaya-t-il encore et bien que les mots réussirent tous à passer ses lèvres cette fois, il resta sans bouger, sans détourner les yeux non plus. Il n’était pas totalement immobile, pourtant, comme secoué de petits tremblements nerveux qui le faisait serrer les poings et bouger d’un pied sur l’autre. Il fallait qu’il se bouge, qu’il sorte d’ici avant de mourir sur place et il ne doutait pas que ça arriverait très bientôt, à en croire la pression de plus en plus ferme dans sa poitrine. Il fallait seulement bouger. De longues secondes s’écoulèrent au cours desquelles il essaya de se convaincre qu’il n’avait pas d’autre solution. Et enfin, il bougea. Chaque pas jusqu’à ce qu’il ne se retrouve planté devant Simon fut presque aussi facile qu’effrayant. Il savait qu’il faisait n’importe quoi, mais rien n’arrivait à l’arrêter. Ou du moins, rien jusqu’à ce qu’il ne se retrouve devant l’homme. Ses poings se fermèrent sur ses avant-bras, sa respiration se coupant aussitôt que ce léger contact fut initié et il attira Simon contre lui assez sèchement, au point qu’il eut davantage l’impression de percuter un mur qu’autre chose quand ses lèvres rencontrèrent assez brusquement celles de l’autre home. Il était stupide et sans doute un peu suicidaire, mais… C’était plus fort que lui et c’était fait, maintenant.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Ven 12 Oct - 22:43

On aurait pas du et on ne devrait plus en parler, c’était déjà assez compliqué comme ça, déjà beaucoup trop risqué pour lui, pour moi. Il était marié, il aimait son mari non ? Et moi je n’étais qu’un fantasme d’adolescent, rien de plus. Lorsqu’il proposa d’oublier ce qui venait d’être dit, mon coeur se serra, bien plus encore quand il se mit en mouvement, sans doute pour partir. Comment voulait-il que j’oublie, que je parte du principe qu’il n’y aurait rien entre nous, que tout ce qui venait d’être dit n’était rien de plus qu’un fantasme ? Très sérieusement, comment j’étais censé réagir ? Comment je pouvais ne serais-ce qu’y arriver ? C’était impossible. Avec toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais pas ignorer que pour la première fois de ma vie, j’avais quelque chose à partager avec lui. Pourtant je devais l’étouffer, car c’était mieux pour lui, car il était marié, car je le serais bientôt, peut-être un jour… Je ne pouvais plus le regarder, parce que j’avais peur que tout soit définitivement trop compliqué. J’allais le perdre encore une fois, le perdre à nouveau sans pouvoir y faire quoi que ce soit, simplement car nous nous étions aimé ? Simplement car il n’y avait aucune autre solution. Le perdre me semblait tellement plus compliqué à présent, tellement moins acceptable. Je n’arrivais même pas à le retenir, à lui dire de rester car je n’avais pas le droit, car je ne pouvais pas lui en imposer plus, lui en faire faire plus.

Pourtant je finis par voir ses pieds, je finis par sentir ses mains se poser sur mes bras. Relevant les yeux précipitamment, je le sentis m’attirer à lui et avant que je n’ai pu dire ou faire quoi que ce soit, ses lèvres frappaient déjà les miennes. C’était tellement stupide de dire que dès l’instant ou cela se produit, dès l’instant ou le choque fut passé, tout sembla s’emballer. Mon coeur battait beaucoup trop vite et si mon premier réflexe fut de rester tendu, si ce n’est distant face à ce baiser, je cessais rapidement de faire semblant pour y céder. Mes mains osèrent à nouveau se poser sur lui, s’accrochant à son vêtement, restant sur mes gardes, mais mes lèvres le cherchèrent réellement. Mon souffle disparaissait dans le sien à mesure que j’oubliais jusqu’à l’existence de tout ceux que j’avais connu, il n’y avait plus que Julian, plus que lui et moi, plus que cette réalité que je m’étais longtemps résigné à oublier, mais cette fois c’était réel. On s’embrassait, mon coeur allait même finir par imploser tant il battait vite et je me sentais si fébrile que j’avais peur qu’un retour à la réalité ne me fasse m’écrouler. Durant l’espace d’un instant, qu’il soit marié ne me posa plus aucun soucis. J’avais l’homme que j’avais toujours aimé dans mes bras, j’avais enfin le droit d’être entièrement moi, de ne plus rien cacher, mais l’oxygène finit par me manquer et si je fus obliger de m’éloigner de quelques millimètre, la main que j’avais posé - sans même le réalisé - sur sa nuque me permit de l’attirer à nouveau à moi. J’avais reprit à peine quelques respiration et j’avais peur, peur que ce moment se brise. Pourtant il fallait bien, ma conscience, ma crainte de voir mon monde, non son monde s’écrouler et se reconstruire sans moi devenait trop présent. J’étais censé faire comment ? J’étais incapable de le rejeter, mais j’étais aussi incapable de ne pas penser aux conséquences.

L’on pourrait toujours mettre ça sur le compte de l’alcool, de toute façon cette conversation était né d’une ivresse trop prononcé, mais ce baiser ? Seul l’alcool en serait responsable ? « Je… », je ne savais pas quoi lui dire. Je ne pourrais pas faire comme si de rien était, et je ne voulais pas non plus accuser l’alcool, comme je ne pouvais pas non plus lui demander de quitter son mari. Une part de moi était heureuse d’avoir enfin pu lui dire, d’avoir enfin pu revivre à ses côtés, mais le bonheur, les sensations qu’il venait de faire naitre devraient forcément couter quelque chose. J’avais vécu plus de dix ans dans un coma étrange dont il venait de me faire sortir. J’avais enfin entrevu quelque chose qui pourrait me rendre heureux, mais tout les sacrifices à faire pour y arriver m’effrayait. Je ne savais pas quoi faire. Je conseillais des gosses toute l’année, mais aujourd’hui j’étais incapable de prendre une décision, « Je veux pas que tu partes. », soufflais-je précipitamment en libérant sa nuque de ma main. J’avais l’impression d’être désespéré, mais je savais que si il mettait un pied dehors, l’on ne se reverrait plus jamais. « Je veux pas que ça me coute toi… », je ne voulais pas qu’il disparaisse et je ne savais même pas comment justifier ça autrement que par l’amour irrationnel que je lui portais. J’aimais Julian, bien plus que je n’avais jamais aimé Julian. Il avait été le premier homme que j’avais aimé, le premier pour qui j’avais eu des sentiments divergeant de l’amitié, il ne pouvait pas disparaitre alors que je venais de toucher du doigt un bonheur brutale, mais si puissant. Ce baiser me hantait complètement, que ce soit cette chaleur étrange qui continuait de se répandre dans mes veines, ou mon coeur ne cessant pas ses battement irrégulier et destructeur, je n’arrivais pas à me dire que c’était irréel, rêvé. C’était réel, pour une fois, je n’avais pas rêvé de ça, je l’avais vécu et l’avenir me semblait bien moins certain.
 

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Allen
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Sam 13 Oct - 20:37


C’était le moment dont Julian avait l’impression d’avoir rêvé toute sa vie. Et ça n’était même pas vraiment le cas. Ça l’avait obsédé quand il n’avait que seize ans et qu’il ne comprenait pas grand chose à ce qui lui arrivait. Il y avait pensé plusieurs fois les années suivantes, de cette façon qu’on avait parfois de se rejouer une conversation encore et encore en changeant ses propres mots pour changer la fin de la scène. C’était un regret, une frustration, un fantasme depuis longtemps enfoui et oublié. Et maintenant, c’était aussi devenu une réalité. Les lèvres de Simon avaient le goût familier de la bière et la chaleur rassurante d’une étreinte réconfortante. Doucement, presque comme s’il avait peur de lui briser les os, Julian libéra ses poignets pour glisser ses mains sur sa taille. Il put faire un dernier pas pour se presser davantage contre le corps de l’homme et s’offrir un peu plus à ce moment surréaliste. Ça n’était pas le grand moment dont il avait rêvé. Loin de l’expérience transcendante qui aurait bouleversé sa vie à jamais. Et ça le ferait quand même. Car juste pour un instant, il s’imaginait avoir dix-huit ans encore et pour la première fois depuis une éternité, il ne mentait pas. Mais il y avait quelque chose, l’amertume de la réalité jamais très loin sur ses lèvres. Et trop vite, malgré la brume de l’alcool, malgré la chaleur grisante dans ses veines, il réalisa ce qu’il était en train de faire. Embrasser son meilleur ami. Tromper son mari. Ça comptait comme tromper, n’est-ce pas ? Pour lui, en tout cas, oui. Et malgré tout, il n’arrivait pas à s’arrêter. Il n’en aurait probablement eu aucune intention si Simon ne s’était pas éloigné le premier.

Il avait le coeur au bord des lèvres et le vertige quand il rouvrit les yeux pour poser son regard sur le visage de Simon. Le moment était passé, mais d’entendre la voix de son ami le ramena un peu plus au moment présent et brisa pour de bon le rêve. Il recula d’un pas ou deux et passa une main sur son visage tandis que l’homme lui demandait de ne pas partir. Mais que pouvait-il faire d’autre ? Il recula encore et encore, jusqu’à ce que l’arrière de ses genoux ne butent contre le canapé où il se laissa tomber lourdement. Il se pencha, posant ses coudes sur ses genoux et prit son visage entre ses mains, alors que la réalisation s’installait un peu plus durement. Et pendant quelques secondes, il ne fit rien d’autre que cela, refusant obstinément de relever les yeux vers Simon, incapable de savoir quoi faire. Il souffla quelques jurons comme une litanie, mais n’adressa pas un seul mot à son ami jusqu’à ce qu’il ne parvienne à respirer normalement. Alors seulement s’autorisa-t-il à relever les yeux vers lui. “Je suis désolé.” lança-t-il, plus assuré qu’il ne s’en serait senti capable. Il se détestait d’avance pour ce qu’il comptait faire, mais il n’y avait aucune autre solution. “Je crois que je ne tiens toujours pas très bien l’alcool.” reprit-il avant de laisser échapper un petit rire presque convaincant. Ses yeux fuirent de nouveau, s’éloignant autant que possible du visage de Simon qu’il ne voulait surtout pas voir se décomposer.

“Ne m’en veux pas, s’il te plait.” Il continuait, avec ce petit ton amusé qui ne l’était pas vraiment, mais qui faisait illusion. “Entre l’alcool et cette conversation…” Il fit un geste de la main, comme si ça suffisait à tout expliquer et ça aurait dû, vraiment. “Je me suis laissé emporter, mais c’était juste… Une petite crise de nostalgie passagère. Pas la peine d’en faire toute une histoire, ça ne se reproduira pas, c’est promis.” Il ignorait aussi superbement le fait que Simon ne l’ait pas repoussé, ait même répondu à ce baiser avec autant de ferveur qu’il en avait mis. Il ne fallait surtout pas qu’il pense à ça, qu’il laisse la moindre possibilité s’installer et tout détruire. “Est-ce que tu veux refaire une partie, ou…” Ses yeux retrouvèrent accidentellement le visage de Simon et il fut incapable de prononcer un mot de plus. Tout était déjà détruit de toute façon. Il n’en avait aucune envie non plus, mais il fallait qu’il parte d’ici et qu’il le fasse rapidement.
 
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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Lun 15 Oct - 10:24

Comment était-il possible de s’embraser aussi facilement ? Comment était-il possible de ressentir autant de chose ? Comment était-il possible de vivre à s’en consumer et une seconde après de sentir le néant se répandre dans ses veines ? Je m’en voulais un instant d’avoir parler, mais que faire d’autre, il venait de m’embrasser et je venais de lui répondre. N’importe qui d’autre aurait aussi prit la fuite, mais je ne pouvais pas le supporter, je ne le voulais pas. Il recula, comme choqué, tombant presque sur le canapé avant de sans doute prendre la pleine mesure de tout ça. Il était désolé. Désolé de quoi au juste ? Désolé de ne pas tenir l’alcool visiblement. À ses yeux c’était seulement l’alcool ? Il n’y avait rien d’autre ? J’étais encore et toujours l’adolescent désespérément amoureux de son meilleur ami et lui… Il n’y avait que l’alcool ? J’avouais très certainement que l’alcool avait joué, sombre, je n’aurais jamais trompé Henry, mais là… Je sentais une lame s’enfoncer très lentement et très distinctement dans ma poitrine, ma gorge se nouant en l’entendant rire, en l’entendant réclamer que je ne lui en veuille pas. Il n’y avait rien eu de plus que l’alcool. Et sans alcool il ne se serait pas laissé emporté, il n’aurait pas été nostalgique et il ne voulait pas en faire toute une histoire. C’était donc ça à ses yeux ? Juste une histoire éphémère qui ne se reproduirait jamais ? Il aimait son mari, c’était évident et il était à un moment charnière de sa vie… Comment j’avais pu croire un instant que les choses se seraient passé autrement ? Juste une erreur c’est ça ? C’était un rêve d’adolescent, quelque chose que je n’avais fait qu’espérer et rêver toute ma vie, quelque chose qui aujourd’hui m’avait semblé réel, quelque chose qui m’avait rappelé que mon coeur pouvait ainsi battre pour un homme. Comment j’étais censé réagir ? Je n’étais pas du genre à demandé à qui que ce soit de tout abandonner pour moi et Drew était tellement gentil, doux, extraordinaire, je ne pouvais définitivement pas me regarder en face en sachant ce qui pourrait arriver.

J’étais stupide, mais j’étais blessé, blessé car j’étais toujours éperdument amoureux de Julian, blessé car il était juste bourré et qu’il ne voudrait jamais plus. Je ne demanderais pas plus non plus, si ce n’est peut-être que ce qui venait de se passer soit un minimum assumé. Il m’avait embrassé, il m’avait attiré contre lui, nos corps s’étaient épousé, nos baisers enflammés. Ce n’était pas juste d’ignorer tout ça. Je ne le pouvais pas. Je vivrais dans l’idée qu’on avait fait une erreur, mais que j’avais toujours eu raison de penser que je l’avais aimé différemment. Il n’était pas comme les autres, mais il venait de me piétiner tout comme. J’étais resté un moment silencieux, le regard perdu dans l’espace alors qu’il me demandait si je voulais refaire une partie. Il en était sincèrement là ? Ce qui venait de se passer pouvait-être balayé par une partie de jeu vidéo ? Si lui pouvait reprendre sa vie en étant convaincu que ce n’était qu’une divagation d’adolescent, je ne pouvais pas. Tout comme je ne pouvais pas lui en vouloir de s’arrêter là, de ne pas vouloir mettre en penser plus, de ne pas vouloir laisser la moindre chance à ce qui venait de se passer. Il avait Drew, il avait des projets, il n’avait clairement pas le temps pour moi, pour une histoire qu’il avait refoulé, mais qui ne devait n’être rien de plus qu’un vague souvenir décevant et fantasmé de toute évidence. Je n’étais rien de plus et j’étais de toute évidence encore le seul à réellement ressentir quelque chose de viable. Ouvrant la bouche, je ne pus rien dire de plus, ma gorge se nouant alors que les mots échouaient contre mes lèvres. Je ne voulais répondre à rien de ce qu’il venait de dire, je ne pouvais pas nier aussi facilement. Heureusement pour moi, l’on sonna à la porte, les pizzas visiblement et après un instant à fixer cette dernière, je finis par y aller, ouvrant, prenant et abandonnant presque aussitôt les boîtes sur un meuble, « T’as qu’à prendre la tienne et la manger chez toi. », murmurais-je douloureusement.

Il ne pouvait pas rester, pas quand respirer, ou tout simplement ne pas pleurer devenait un combat que je ne pourrais pas gagner, « Il est préférable que tu rentres en fait. J’ai pas envie que t’es un accident sur la route à cause de l’alcool… ». Je ne voulais pas qu’il parte et j’aurais pu ignorer la douleur et la culpabilité de le savoir en train de tromper Drew si il n’avait qu’un peu accepté, ou assumé quoi que ce soit, mais là, ce n’était rien de plus que l’alcool et je ne pourrais pas faire semblant pour le moment, je ne pourrais pas me faire poignarder en plus d’accepter d’être le pire des hommes. Le plus stupide la dedans ? C’était bien que je savais mes sentiments réels, que je n’avais presque eu aucun remord ni regret pour Henry et que même réalisé ça ne me faisait pas plus mal que ce qu’il avait décidé de faire lui. « Je t’en veux pas… On était que des ado et maintenant on est des adultes, c’est ok. », non absolument pas, sinon je n’aurais pas eu aussi mal. Sinon je ne me serais pas senti aussi mal, mais si il voulait être heureux et vivre sa vie, j’étais qui pour lui refuser ? Je resterais éternellement ce mec aimant son meilleur ami et préférant son bonheur à lui au mien. J’étais qui pour m’opposer ? Personne. De toute façon je n’aurais qu’à prendre sur moi et puis je ne vivais pas pour être heureux, Elise avait besoin de Henry et c’était tout ce qui devrait compter. Je ne devais pas penser à moi. Et je ne devais pas lui en vouloir de penser ainsi, de réagir comme ça. Je le savais, à l’instant même ou j’avais voulu l’embrasser je l’avais su. J’allais le perdre, une nouvelle fois, alors autant abréger mes souffrances. J’étais égoïste parfois, et je n’étais visiblement pas le plus apte à penser aux autres, j’ignorais Henry depuis l’instant ou j’avais comprit que Julian et moi ne serions peut-être pas que des amis. J’étais un enfoiré. C’était acté, mais je serais le seul. Ça serait mieux ainsi. Lui et moi, loin, pour toujours, pour lui, parce qu'il ne ressentait rien visiblement, rien qui ne dépasse la nostalgie. Je lui en voulais, bien plus que je n'aurais du. Il m'avait blessé plus d'une fois durant notre adolescence, mais aujourd'hui, il avait fait bien plus que ça.
 

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Message(#) Sujet: Re: You make me feel like I'm living a teenage dream + Silian Mer 17 Oct - 19:35


Le coeur de Julian se coinça dans sa gorge, ou du moins eut-il cette sensation un moment, alors qu’il relevait les yeux vers Simon après lui avoir balancé les mots les plus indifférents et sans doute blessants possible. Il s’était rarement senti aussi mal de toute sa vie qu’en ce moment. Ce qu’il venait de faire, la manière dont il balayait cet écart comme si ça n’avait aucune importance pour lui… Il aurait voulu que son meilleur ami soit capable de le regarder et de voir qu’il mentait. Ils se connaissaient depuis toujours et fut un temps où Julian croyait sincèrement que personne au monde ne le connaissait mieux que Simon. Mais il n’y avait qu’à voir la soirée d’aujourd’hui pour comprendre combien il se trompait. Il y avait eu tellement de choses qu’ils ignoraient l’un sur l’autre. Et dès que les sentiments se mêlaient à la fête, la partie était irrémédiablement perdue. Aussi ne fut-il pas tellement surpris quand l’homme osa prononcer ses premiers mots depuis un bon moment, après la petite pause grâcieusement offerte par le livreur de pizza qui n’avait arrangée. Pas surpris du tout d’entendre le ton blessé de Simon. Pas surpris du tout qu’il lui demande de partir. Il ne connaissait peut-être plus si bien son ami, mais il y avait des choses qu’il pouvait encore deviner parfaitement. Et le fait qu’il ait l’impression d’avoir le coeur brisé, lui aussi, l’aidait sans doute mieux à deviner que ce serait aussi le cas de Simon. Il commença par baisser les yeux, mais se décida bien rapidement à se remettre debout. Il n’avait aucune envi que ça se termine comme ça, vraiment. Et tout au contraire, il aurait voulu lui dire la vérité, tout arranger. Mais comment ? Son mari attendait sagement à la maison et Drew ne méritait pas ce qui lui arrivait en ce moment.

Trop vite, ce fut au tour de Simon de proposer sa propre version de la petite comédie “tout va bien, il ne s’est rien passé d’important” et Julian put savourer en personne l’amertume de ce mensonge. Et même s’il savait parfaitement que ça n’était rien d’autre qu’un jeu, il n’en fut pas moins un peu plus blessé qu’il ne l’aurait voulu. “Ouais, t’as raison.” souffla-t-il sans vraiment parvenir à y mettre la même indifférence, cette fois. Il ne toucha même pas à la pizza, n’y jeta pas même un regard et s’empressa plutôt de prendre la fuite. Car il n’y avait clairement aucune autre façon de désigner ce qu’il faisait. Quelques pas trop rapides pour être vrais et il se tenait dans l’encadrement de la porte, prêt à quitter ce salon sans un regard en arrière. Prêt, officiellement du moins. Dans les faits, il fut tout bonnement incapable d’aller plus loin et se retourna soudainement vers l’homme à qui il jeta un nouveau regard un peu désespéré. Une fois encore, il eut envie de tout lui dire. Chaque mot qu’il avait retenu toutes ces années en arrière et ceux qu’il retenait ce soir. Mais il n’en avait pas le droit. Il était trop lâche pour assumer ce qui venait de se passer et il le savait. Sans doute que Simon aussi, maintenant, s’il ne s’en était pas déjà douté avant. “Je suis vraiment désolé, Simon.” souffla-t-il sans masquer la tristesse ni les regrets dans sa voix. Et ça sonnait peut-être un peu comme un adieu, mais après tout… les chances étaient fortes que ça en soit bel et bien un.
 
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